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Brièvement vôtre

Aujourd'hui, forcément, je ferai court, non pas que le sujet traité ne mérite pas plus long, mais c'est que, tout bonnement, les encarts publicitaires me disputent l'espace. Dois-je, pour autant, m'en offusquer ? Évidemment que non.
La pub, en sus de la fidélité primordiale des lecteurs, c'est la garantie de l'indépendance d'un journal, celle qui permet à l'entreprise de presse de fonctionner, de progresser sans avoir à solliciter une aide extérieure qui pourrait l'aliéner, la détourner de sa mission d'informer en toute liberté.
La pub, c'est aussi une marque de confiance : non pas seulement dans le média véhiculaire, mais aussi dans le pays. Les sociétés, les particuliers qui mettent des annonces publicitaires dans la presse écrite, ou sur les chaînes de télévision, parient sur l'avenir, investissent dans la capacité, dans la volonté du citoyen-consommateur à poursuivre, vaille que vaille, une vie normale, à se déconnecter, à se libérer des étaux politiques ou sécuritaires qui l'étreignent à chaque aube qui se lève.
Un acte de résistance, en quelque sorte, face à la paralysie de l'État, à la corruption que génère la faillite des hommes politiques. Travailler, investir, construire, acheter, vendre, c'est participer, naturellement, au cycle économique, c'est garantir une pérennité sans cesse battue en brèche par les professionnels du mensonge, de la falsification, ceux qui prennent les administrations publiques en otages, qui les mettent en coupe réglée.
Le privé versus l'État ? Bien sûr que non, c'est tout le contraire qui est souhaité, c'est la complémentarité qui est exigée ; mais force est de constater que sans l'entreprise privée, il y a longtemps que le Liban aurait déclaré forfait, que l'État aurait proclamé sa banqueroute.
Quand l'immobilier va, tout va, a-t-on l'habitude de dire, mais peut-on le répéter avec certitude quand l'État, lui, va mal ? Quand l'État protecteur a besoin, lui-même, d'être secouru, d'être protégé autant de ses ennemis de l'extérieur que de ceux de l'intérieur ?
Pays de paradoxes, pays de toutes les contradictions : les urgences frappent aux portes, les échéances se font pressantes, nos responsables, eux, continuent d'ergoter, de se disputer au sujet du sexe des anges. À défaut d'en pleurer, les Libanais devraient prendre le parti d'en rire... ne serait-ce que pour préserver leur santé mentale.
Réflexion courte pour un double constat, mais rassurons-nous : demain est toujours un autre jour ■
Aujourd'hui, forcément, je ferai court, non pas que le sujet traité ne mérite pas plus long, mais c'est que, tout bonnement, les encarts publicitaires me disputent l'espace. Dois-je, pour autant, m'en offusquer ? Évidemment que non.La pub, en sus de la fidélité primordiale des lecteurs, c'est la garantie de l'indépendance d'un journal, celle qui permet à l'entreprise de presse de fonctionner, de progresser sans avoir à solliciter une aide extérieure qui pourrait l'aliéner, la détourner de sa mission d'informer en toute liberté.La pub, c'est aussi une marque de confiance : non pas seulement dans le média véhiculaire, mais aussi dans le pays. Les sociétés, les particuliers qui mettent des annonces publicitaires...
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