Rechercher
Rechercher

Avoir 18 ans…

Ni du passé ni du présent, c'est d'avenir qu'il sera question aujourd'hui, de ce demain « radieux, lumineux, plein de promesses » supposé attendre les jeunes de cette fin de décennie.
Des mots clichés dont ils se moquent éperdument, des mots éculés qui ne servent qu'à couvrir, qu'à masquer l'échec de leurs aînés, ceux qui pataugent dans le monde du mensonge, des compromissions.
Jeunes, ambitieux, des projets à en revendre dans la tête, jeunes loups qui veulent croquer la vie à pleines dents, naturellement, sainement, parce que telle est leur vocation, telle est leur destinée.
Magnifiques promotions qui émergent des grandes écoles, des grands lycées et collèges, des promos de fin d'année scolaire faites de garçons et de filles bien au fait des difficultés qui les attendent, bien immunisés contre les bobards dont on n'a pas arrêté de les matraquer depuis leur éclosion à la vie.
Ils veulent être ingénieurs, médecins, informaticiens, pilotes d'aviation ; elles ne rêvent que d'être architectes, décoratrices, journalistes ; certaines se voient déjà à la tête de grandes entreprises financières, d'autres se destinent à la danse, à la chorégraphie...
Vaste éventail, richesse incommensurable : j'ai côtoyé ces jeunes l'espace de quelques heures, du pur bonheur, le temps d'une promotion. Un baume au cœur, l'idée réassurée, réaffirmée que dans le pays de toutes les surprises, de tous les impondérables, de toutes les déconvenues, il y a toujours une fleur qui éclôt, un fruit qui mûrit, une renaissance annoncée, promise.
Une oasis dans un désert d'autisme, de négativisme ? Peut-être, mais la garantie que des voix s'élèveront toujours pour dire non à l'inculture, à la pensée unique, pour dire oui à la Connaissance avec un grand C, à la pluralité sans laquelle le Cèdre perdrait immanquablement toutes ses ramifications, toutes ses branches.
Avoir 18 ans et des idées plein la tête, des projets fantastiques pour un avenir qui frappe déjà aux portes... Que leur importe à ces jeunes que des zombies ridicules se crêpent le chignon ou la tignasse, qui pour un tiers de blocage, qui pour un maroquin de complaisance.
Que leur chaut à ces nouvelles promotions, qui vont investir les campus universitaires, que ces mêmes zombies retournent leur veste du jour au lendemain, s'acoquinent avec leurs adversaires de la veille ou se querellent avec leurs alliés de la même veille.
Il leur importe, par contre, que leurs droits soient préservés, que leur liberté de choix et d'opinion soit sauvegardée. Il leur importe, bien entendu, et en priorité, que jamais la pensée unique ne prévale sur la diversité, que jamais la chape de plomb ne s'abatte sur le pays.
Les références ne sont plus ce qu'elles étaient : le monde politique s'est terni, a perdu de son éclat, est totalement en manque de figures d'exception. Les références, c'est désormais au sein de la société civile qu'il faut les chercher, c'est dans les cercles culturels, scientifiques, artistiques qu'il faut les débusquer, les convaincre de sortir à la lumière.
Les références, ce sont les élites de demain qui les façonneront, de jeunes loups qui doivent acérer, allonger leurs dents... pour la simple raison que les bonzes indéracinables, les rapaces indécrottables ne leur céderont pas facilement le siège sur lequel ils sont assis depuis si longtemps ■
Ni du passé ni du présent, c'est d'avenir qu'il sera question aujourd'hui, de ce demain « radieux, lumineux, plein de promesses » supposé attendre les jeunes de cette fin de décennie.Des mots clichés dont ils se moquent éperdument, des mots éculés qui ne servent qu'à couvrir, qu'à masquer l'échec de leurs aînés, ceux qui pataugent dans le monde du mensonge, des compromissions.Jeunes, ambitieux, des projets à en revendre dans la tête, jeunes loups qui veulent croquer la vie à pleines dents, naturellement, sainement, parce que telle est leur vocation, telle est leur destinée.Magnifiques promotions qui émergent des grandes écoles, des grands lycées et collèges, des promos de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut