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Résistances…

Chacun a sa résistance, sa contestation : langue déliée ou plume acerbe, expression corporelle ou défoulement mental, le résultat est le même, le message identique. Chacun a sa carapace, son bouclier protecteur : sur les places publiques, sur les planches, dans les arènes éternelles ou les temples indestructibles, le pied de nez est le même, l'exubérance identique.
Immuable, le cri qui monte, tous les ans, du centre-ville, inaltérables, les chants de liberté qui s'élèvent, tous les étés, de Byblos, de Baalbeck, de Beiteddine. Fête de la musique ou festivals culturels, spectacles de danse ou superbes journées théâtrales, c'est une véritable explosion festive qui emporte le pays, l'éloigne des délires politiciens, des scénarios cauchemardesques.
Une riposte cinglante à tous ceux qui veulent maintenir le Liban dans les salles obscures des soins intensifs, une réaffirmation sans appel de l'essence même du pays du Cèdre : pluralité, diversité, ouverture sur le monde. Un hymne à la vie que ne réussiront jamais à réduire au silence les prophètes de malheurs, ceux qui n'envisagent l'avenir qu'à travers le prisme de guerres sans fin, de ruptures interminables.
La résistance, la vraie, est là ; elle se reflète tous les jours dans l'activité débordante des artistes, des hommes et femmes de lettres, elle se traduit, au fil des semaines, des mois, par des créations exceptionnelles, des représentations de haut niveau. Beyrouth capitale du livre, Beyrouth capitale de la francophonie : cette résistance culturelle est, tout simplement, la réponse naturelle, inévitable, au climat délétère dans lequel baigne le monde politique.
Une réaction citoyenne pour dire « basta » à tous ceux qui ont fait de notre vie un enfer quotidien, pour dire « vous ne réussirez pas » à tous ceux qui ont voulu faire du Liban un duplicata de pays voisins engoncés dans leurs certitudes, dans leur monolithisme.
Lecteurs, chers lecteurs, vous qui suivez, ligne après ligne, page après page, notre combat de tous les matins pour la préservation des valeurs fondatrices du Liban souverain, attardez-vous, désormais, sur la page culturelle, vous y découvrirez l'étonnant, le riche compte rendu de tout ce qui s'écrit, se fait, se crée au Liban, vous constaterez la magnifique renaissance du Liban, plaque tournante de réalisations, de représentations internationales.
Des centaines de milliers de touristes attendus cet été, deux millions, avancent les plus optimistes : c'est autant de spectateurs potentiels, autant de Libanais de la diaspora qui redécouvrent un pays qu'ils avaient eu tendance à oublier, à placer au rang des paradis perdus.
Le combat est là : il est d'ordre pluriculturel, pluridimensionnel. Les bonzes politiques pourront longtemps pérorer, raconter n'importe quoi, brandir la fumisterie du tiers de blocage ou retourner leur veste, l'histoire s'écrira ailleurs. Qu'ils s'entendent ou pas, qu'ils expédient les affaires courantes ou qu'ils n'expédient rien du tout, c'est le Liban d'en bas qui fera la différence.
Non pas celui qui est à la traîne de bonzes de pacotille, mais celui qui résiste par sa plume acérée, ses œuvres musicales ou théâtrales, sa créativité. Le Liban d'en bas qui dit « basta » à tous ceux qui ont œuvré avec hargne pour le réduire au statut infâme d'État assisté, lamentablement uniformisé...

P.S. En continuité, comme en parallèle de ce qui précède, il est évident que le Hezbollah suit avec inquiétude l'évolution de la situation en Iran où la politique de droit divin a atteint ses limites. Le Liban est loin d'être l'Iran, raison de plus pour que le Hezbollah procède à une réévaluation en profondeur de ses positions.
Chacun a sa résistance, sa contestation : langue déliée ou plume acerbe, expression corporelle ou défoulement mental, le résultat est le même, le message identique. Chacun a sa carapace, son bouclier protecteur : sur les places publiques, sur les planches, dans les arènes éternelles ou les temples indestructibles, le pied de nez est le même, l'exubérance identique.Immuable, le cri qui monte, tous les ans, du centre-ville, inaltérables, les chants de liberté qui s'élèvent, tous les étés, de Byblos, de Baalbeck, de Beiteddine. Fête de la musique ou festivals culturels, spectacles de danse ou superbes journées théâtrales, c'est une véritable explosion festive qui emporte le pays,...
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