Liban

Aoun : Nous présentons trois projets de loi au Parlement pour éviter la paralysie de l’État

OLJ
06/04/2011
Une fois n'est pas coutume. C'est une conférence de presse rapide qu'a donnée le général Michel Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc du changement et de la réforme, hier, à Rabieh. Comme il l'a qualifiée lui-même, cette réunion était essentiellement « parlementaire ». En d'autres termes, le sujet du gouvernement n'a pas été évoqué. Aoun s'est donc contenté d'annoncer l'intention de son bloc de présenter au Parlement trois projets de loi, un sur les prisons, le second sur l'électricité et le troisième sur l'eau. Il a souhaité que le président de la Chambre coopère au sujet de ces trois projets de loi en les déférant rapidement aux commissions concernées pour les examiner. Aoun a critiqué le précédent gouvernement, notamment le ministère des Finances qui n'a pas présenté un relevé des comptes, rendant ainsi impossible l'adoption de la loi sur le budget de 2010.
Aoun a précisé que ces projets de loi sont présentés maintenant car il ne faut pas attendre les catastrophes pour réagir, comme c'est le cas pour la prison de Roumieh. « Nous voulons remettre la responsabilité entre les mains du Parlement qui reste la première autorité, avant le pouvoir exécutif », a-t-il déclaré.
Selon le général Aoun, le nombre de détenus est en train d'augmenter et les prisons existantes ne peuvent pas les accueillir. C'est pourquoi il faut consacrer les sommes nécessaires à la construction de deux prisons, l'une au Nord et l'autre au Sud. Concernant l'électricité, il faut, estime Aoun, rééquiper et moderniser les centrales électriques. Enfin, il n'est pas normal, selon lui, que l'eau de pluie ne soit pas stockée et il ne faut pas attendre les grandes chaleurs de l'été pour y songer.
Aoun a critiqué au passage ceux qui croient que le centre-ville est tout le Liban. « Ils l'ont donc reconstruit et ils ont oublié tout le reste », a-t-il affirmé à ce propos.
Aoun a encore précisé qu'il a recours à ce procédé pour éviter la paralysie de l'État. Il a ajouté que par le biais des projets de loi présentés au Parlement, celui-ci peut décider de l'ouverture des crédits nécessaires pour la réalisation de ces projets, d'autant que la situation du ministère des Finances ne permet pas d'utiliser la voie gouvernementale, même si un nouveau gouvernement est formé.

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le Liban invité à Astana : une reconnaissance de la priorité du dossier des réfugiés syriens

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants