Le président iranien est également revenu sur l'attaque du 11 septembre 2001. « S'ils prétendent que 3 000 personnes ont été tuées le 11 septembre, ils (les responsables) doivent être identifiés et exécutés. Nous vous aiderons aussi pour les arrêter mais à condition que vous donniez des preuves », a-t-il affirmé. « Sous ce prétexte, ils ont envahi notre région, versent le sang des gens et font ce qu'ils veulent », a-t-il encore lancé, avant d'ajouter : « Il vaut mieux que vous quittiez la région vous-mêmes car sinon les peuples de la région vous expulseront en vous donnant un coup de pied dans le derrière. »
Le mois dernier, le président Ahmadinejad avait déjà provoqué un tollé général en affirmant que les États-Unis étaient impliqués dans l'attaque du 11 septembre, lors d'un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.
Le président du Parlement, Ali Larijani, a également critiqué les États-Unis en qualifiant d'« enfantillage » la décision du président Obama de geler les avoirs que huit dirigeants iraniens, dont trois ministres en exercice, pourraient détenir sur le sol américain et de leur refuser tout visa pour se rendre aux États-Unis. Il s'agit de sanctionner des dirigeants iraniens accusés d'atteintes graves aux droits de l'homme liées à la présidentielle contestée de juin 2009, qui avait vu la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et provoqué des violences sanglantes. Le ministre de l'Intérieur, Mostapha Mohammad Najar, lui-même visé, s'est également moqué de la décision américaine en affirmant qu'une « telle action naïve est le signe d'absence d'équilibre dans la politique étrangère et (...) de la confusion des responsables américains ». Samedi, deux autres dirigeants iraniens, avaient déjà raillé les sanctions américaines à leur encontre.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont arrêté plusieurs espions présumés qui travaillaient, via Internet, à faire échouer le programme nucléaire de l'Iran, a annoncé samedi le ministre iranien des Renseignements, Heydar Moslehi, qui n'a pas précisé combien de personnes avaient été arrêtées, ni quand, selon le site Internet de la télévision d'État. Cette annonce survient alors que le virus Stuxnet s'est attaqué aux systèmes informatiques industriels de l'Iran, où quelque 30 000 ordinateurs ont été infectés.
Hier, Mohsen Hatam, vice-ministre de l'Industrie chargé de la Planification, a néanmoins déclaré que les ordinateurs industriels iraniens infectés par Stuxnet avaient été nettoyés. « Ce virus a été créé il y a un an et a collecté des informations sur les ordinateurs industriels », a-t-il ajouté. Il a précisé que les « ordinateurs personnels étaient le plus affectés par le virus ».
Découvert en juin, Stuxnet recherche dans les ordinateurs un programme de l'allemand Siemens servant au contrôle des oléoducs, des plates-formes pétrolières, des centrales électriques et d'autres installations industrielles. Sa fonction serait de modifier la gestion de certaines activités pour entraîner la destruction physique des installations touchées, selon des experts qui ont évoqué un « sabotage par informatique ». Certains experts occidentaux ont estimé que ce virus avait pu viser la centrale nucléaire de Bouchehr, qui doit entrer en service prochainement. Les dirigeants iraniens ont toutefois démenti que la centrale de Bouchehr et les autres sites nucléaires aient été affectés par Stuxnet.


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