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Culture - Festival

« Too much love... kills », fable moderne et musique bigarrée

Ils étaient une centaine jeudi soir pour faire vibrer les ruines de Baalbeck au son d'un spectacle pour le moins hétéroclite et symbolique.

Une métaphore du Liban en musique et pas de danse.(Presse photo)

D'abord, deux poids lourds de la scène libanaise s'affrontant dans un combat sans merci pour faire triompher leur conception de la musique : les Anciens, vaillamment conduits par un Melhem Barakat explosant d'énergie, défendent la tradition orientale ; les Modernes, sous la houlette de son comparse Ghassan Rahbani, en pincent pour les sonorités occidentales.
Au cœur du conflit, une diva, Rania el-Hajj, dont les deux camps se disputent les faveurs. Une pomme de discorde féminine qui mènera les belligérants aux dernières extrémités, quoi qu'il leur en coûte et malgré l'intersession d'un Pierre Chamoun volcanique. Grimé en Phœnix diplomate, prêt à tout pour faire entendre raison aux deux camps rivaux, mais dont les contorsions n'aboutissent qu'à les exciter.
Un spectacle qui se veut d'abord une fable, dont les multiples renvois à des réalités libanaises bien concrètes ne sauraient tromper le spectateur. Jusque dans la couleur vive du pantalon clownesque d'un des acteurs, que l'éminent parlementaire visiblement visé saura apprécier. Une métaphore du Liban en musique et pas de danse donc, qui interroge sur la futilité des oppositions qui déchirent le pays et leurs conséquences régulièrement dramatiques.
Pour autant, cette réalité beaucoup moins chantante ne nuit aucunement au plaisir d'écouter le répertoire musical au son des tambours, du oud et des guitares. L'œil se perd dans le défilé des costumes traditionnels du monde arabe, allusion marquée à la richesse de cette civilisation dont le Liban est un acteur si particulier. Le rythme endiablé des danses mêle le déhanché levantin aux gesticulations soigneusement coordonnées des chorégraphies modernes, sans oublier quelques pas de rock ou de salsa. Un joyeux mélange explosif, qui suffit à tenir le spectateur en haleine jusqu'au bouquet final.
Attiré par les grands noms de l'affiche, le public ne s'est pas trompé en faisant le déplacement. Pour son dernier spectacle de l'été 2010, le Festival de Baalbeck était bien rempli. Il devrait sans peine renouveler le succès ce soir, pour la troisième et dernière représentation.
D'abord, deux poids lourds de la scène libanaise s'affrontant dans un combat sans merci pour faire triompher leur conception de la musique : les Anciens, vaillamment conduits par un Melhem Barakat explosant d'énergie, défendent la tradition orientale ; les Modernes, sous la houlette de son comparse Ghassan Rahbani, en pincent pour les sonorités occidentales. Au cœur du conflit, une diva, Rania el-Hajj, dont les deux camps se disputent les faveurs. Une pomme de discorde féminine qui mènera les belligérants aux dernières extrémités, quoi qu'il leur en coûte et malgré l'intersession d'un Pierre Chamoun volcanique. Grimé en Phœnix diplomate, prêt à tout pour faire entendre raison aux deux camps rivaux, mais dont les...
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