Dans le film bollywoodien - cru 2010 -, le héros, Rizwan Khan, un musulman indien, voit sa vie basculer après le 11 septembre 2001. Le réalisateur Karan Johar peint alors une fresque humaine, une allégorie magnifique sur la tolérance qui doit être le symbole tant attendu de ce XXIe siècle émergent. L'islam n'y est plus synonyme de jihad, et l'intégrisme montant des chrétiens d'Amérique y est sublimé en message d'amour. L'Inde se réveille et extirpe de ses guerres confessionnelles un film phare pour la terre entière. Le Liban, symbole de tolérance et de coexistence unique en ce Moyen-Orient déchiré, aurait bien pu être la matrice d'une œuvre pareille.
Allez voir ce film, prenez avec vous les politiciens que vous connaissez, projetez-le à la veille des municipales afin de sortir des carcans stériles des idées géopolitiques, et pour apprendre aussi l'art du pardon et des pages tournées.
My Name Is Khan est un chant de vie, spirituel et simple, qui sonne le glas de la perdition de ce monde non seulement à cause du réchauffement planétaire, mais bien en raison de son abyssale vacuité en amour.


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