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Nos lecteurs ont la parole

La table de dialogue national, ou « La Cantatrice chauve »

Joseph W. ZOGHBI
Comment pourrait-on qualifier les réunions du dialogue national ? Je dirais que c'est une pièce où se joue un monde de dérision à la Eugène Ionesco, qui s'est inspiré en écrivant sa pièce La Cantatrice chauve de la méthode Assimil. Un dialogue d'une platitude incroyable où les personnages du dialogue national, comme dans la pièce d'Ionesco, sont incapables de communiquer entre eux. Ils sont semblables, comme les Bobby Watson de la pièce, où le père, le grand-père, la mère, le fils, l'oncle, etc. s'appellent tous Bobby Watson.
Comme dans La Cantatrice chauve, il n'y a pas de logique. Chacun suit son propre délire et croit qu'il a une logique. Ils se répètent et se contredisent tout en croyant qu'ils disent des choses sensées, mais ne se rapprochent jamais du compréhensible. C'est une table de dialogue bizarre où tout devient inexplicable.
Alors que le sujet est quand même grave, « la stratégie de défense », on n'en parle pas et on est loin d'en parler. Cette stratégie est traitée comme la question du pompier, visiteur inopiné dans la pièce lors d'un dîner où les Smith invitent les Martin, « à propos, et la cantatrice chauve ? » (alors qu'on n'en a pas parlé de toute la pièce et on ne savait même pas qu'elle existait) silence général gêné. Et Mme Smith qui dit : « Elle se coiffe de la même façon. »
Allez comprendre... En fait, on ne comprend rien, le génie de la table de dialogue, comme celui d'Eugène Ionesco, c'est de nous tenir en haleine jusqu'au bout. Et la similitude est frappante, les personnages de la pièce sont à deux doigts de se crêper le chignon pour des futilités comme dans notre table de dialogue, alors que la pauvre stratégie de défense dont notre avenir est tributaire est éclipsée par la déraison et l'incompréhension : « Elle se coiffe de la même façon. »
L'acte un s'est joué. Nous espérons que tous les actes de la table de dialogue ne ressemblent pas aux actes de la pièce et que sa conclusion sera compréhensible.

Joseph W. ZOGHBI
Comment pourrait-on qualifier les réunions du dialogue national ? Je dirais que c'est une pièce où se joue un monde de dérision à la Eugène Ionesco, qui s'est inspiré en écrivant sa pièce La Cantatrice chauve de la méthode Assimil. Un dialogue d'une platitude incroyable où les personnages du dialogue national, comme dans la pièce d'Ionesco, sont incapables de communiquer entre eux. Ils sont semblables, comme les Bobby Watson de la pièce, où le père, le grand-père, la mère, le fils, l'oncle, etc. s'appellent tous Bobby Watson. Comme dans La Cantatrice chauve, il n'y a pas de logique. Chacun suit son propre délire et croit qu'il a une logique. Ils se répètent et se contredisent tout en croyant...
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