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Nos lecteurs ont la parole

Mieux vaut mourir chez soi qu’à l’hôpital…

Par Jamale RIZKALLAH
Cet article est un cri. Les lettres que vous lisez sont les traces de larmes de colère, de craintes et de douleur. Messieurs, mesdames, nous Libanais sommes condamnés à un sort tissé dans la souffrance. Et c'est au sein d'un hôpital en voie de reconstruction et de restructuration, où les bonnes sœurs, habillées de blanc, remplissent les corridors, que ma triste histoire commence. Elle, femme cultivée et lucide malgré son âge avancé, elle a été maltraitée. Et par qui ? Par un personnel infirmier très compétent, mais inhumain, qui n'a de respect pour personne que pour un billet de 100 dollars ! Mais elle n'a pas été la seule... Sa voisine de lit a subi, elle aussi, le même sort, elle, cancéreuse métastasée qui ne peut plus se lever du lit. Leur grand péché ? Être malade et pas assez « friquée » pour être admise en première classe. En effet, et je vous en prie croyez-moi sur parole, le service y est différent. Mais c'est compréhensible, voyons, étant donné que les zéros sur la facture y sont plus abondants. Par ailleurs, si vous êtes de ceux qui sympathisent avec ces « pauvres » infirmières et aides-soignantes parce qu'elles sont surchargées, n'ayez crainte. La nouvelle mode est de commander des gardiennes de nuit, que l'assurance ne couvre évidemment pas. Tiens, voilà une nouvelle idée pour les banques qui s'acharnent à endetter les jolies femmes qui veulent se refaire le nez. Pourquoi ne pas créer un prêt spécial pour les gens qui agonisent ? Enfin !
Évidemment, ce n'est pas partout pareil. Mais rares sont les hôpitaux qui, comme l'hôpital universitaire où j'ai la chance d'étudier, œuvrent sans cesse à la formation de leur personnel au respect de l'autre. En effet, ils ont compris que la prise en charge du malade est globale, et dans global, il y a le O de morale.
Toi, Libanais, condamné à la TVA, au confessionnalisme, à la guerre, tu es aussi condamné à ton prochain qui ne sait pas que son sort est pareil au tien, handicapé et ensanglanté par les griffes d'un diablotin ! À bon entendeur...
Cet article est un cri. Les lettres que vous lisez sont les traces de larmes de colère, de craintes et de douleur. Messieurs, mesdames, nous Libanais sommes condamnés à un sort tissé dans la souffrance. Et c'est au sein d'un hôpital en voie de reconstruction et de restructuration, où les bonnes sœurs, habillées de blanc, remplissent les corridors, que ma triste histoire commence. Elle, femme cultivée et lucide malgré son âge avancé, elle a été maltraitée. Et par qui ? Par un personnel infirmier très compétent, mais inhumain, qui n'a de respect pour personne que pour un billet de 100 dollars ! Mais elle n'a pas été la seule... Sa voisine de lit a subi, elle aussi, le même sort, elle,...
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