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Nos lecteurs ont la parole

L’alcool tue nos jeunes. De grâce, réagissez !

Par Lamia SFEIR DAROUNI
Monsieur le Ministre de l'Intérieur, une fois de plus, lorsque le danger guette nos enfants, lorsque la vie de ceux que nous protégeons nous échappe, lorsque la sécurité du pays est en jeu, c'est vers vous que nous nous tournons. Vous qui portez le poids de nos angoisses, nos peines et surtout nos espoirs.
Monsieur le Ministre, vous avez un pouvoir que nous n'avons pas. Vous avez un « Baroud» que nous ne possédons pas. Vous avez le pouvoir d'agir, lorsque la vie de nos enfants est en danger. Nous n'avons hélas que les mots et les paroles, souvent vaines, pour les protéger.
L'alcool tue nos enfants sur les routes, et personne ne réagit. Nos responsables ne se sentent absolument pas concernés par ce fléau et considèrent que la mort d'une ou de plusieurs personnes à cause de l'alcool au volant n'est qu'une triste fatalité, jusqu'au jour où un des leurs sera fauché par ce fléau.
Monsieur le Ministre, savez-vous combien de « Prom Nights » tournent au cauchemar, si ce n'est à l'enfer, pour ces parents qui pleurent la mort de leurs enfants, partis à la fleur de l'âge pour avoir trop bu et trop fêté ? Savez-vous combien de fois la nouvelle année est célébrée dans la douleur, parce que nos jeunes, ivres morts sur les routes, ont payé le prix de l'inconscience d'un État et de l'aveuglement de ceux qui sont supposés les protéger ? Savez-vous combien d'innocents sont tués sur les routes, parce que le conducteur d'en face roulait complètement saoul ?
Monsieur le Ministre, nous sommes en période de fêtes où il est de rigueur de se saouler ! Nous sommes dans un pays où aucune conscience n'interdit la vente d'alcool aux jeunes de moins de 18 ans, aucune loi ne contrôle l'abus de boissons dans les restos et les pubs, aucun test d'alcoolémie, qui aurait pourtant évité bien de pertes de vies, n'est effectué sur les routes. Nous sommes dans un pays où la « tolérance zéro à l'alcool au volant » est inexistante et où les jeunes sont laissés face à leur folie, leur ivresse et leur inconscience. Les associations civiles se démènent pour éveiller ces jeunes contre les dangers et l'abus de l'alcool au volant. Ils se mobilisent, parlent, conseillent, mais souvent, hélas ! leurs mots tombent dans l'oreille d'un sourd. Nos jeunes ont besoin de lois, de sanctions, de punitions pour comprendre.
Dans tous les pays civilisés, l'alcool au volant est sévèrement sanctionné. Les jeunes et moins jeunes réfléchissent à deux fois avant de boire plus d'un verre (sachant que deux verres d'alcool suffisent à altérer leur vigilance et leurs réflexes au volant). Pourquoi ? Parce qu'il y a un État qui protège ces jeunes. Il y a un État qui sanctionne, sévit et punit pour sauver leurs vies. Il y a un État qui ne badine pas avec la mort.
Vous avez le pouvoir de sévir, Monsieur le Ministre, nous n'avons que le pouvoir de subir. De grâce, prenez les mesures sévères qu'il faut, proposez des alternatives, arrêtez cet abus. Agissez ! La vie de nos enfants est entre vos mains. Sauvez ces jeunes avant qu'il ne soit trop tard et qu'une fois de plus nous payions le prix du silence de nos responsables.
Monsieur le Ministre de l'Intérieur, une fois de plus, lorsque le danger guette nos enfants, lorsque la vie de ceux que nous protégeons nous échappe, lorsque la sécurité du pays est en jeu, c'est vers vous que nous nous tournons. Vous qui portez le poids de nos angoisses, nos peines et surtout nos espoirs.Monsieur le Ministre, vous avez un pouvoir que nous n'avons pas. Vous avez un « Baroud» que nous ne possédons pas. Vous avez le pouvoir d'agir, lorsque la vie de nos enfants est en danger. Nous n'avons hélas que les mots et les paroles, souvent vaines, pour les protéger.L'alcool tue nos enfants sur les routes, et personne ne réagit. Nos responsables ne se sentent absolument pas concernés par ce fléau et considèrent que la mort d'une...
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