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Moyen Orient et Monde - Iran

Attentat au Sistan-Balouchistan : Téhéran saisit le Conseil de sécurité de l’ONU

Trois suspects arrêtés ; un pasdaran veut traquer les rebelles au Pakistan.
L'Iran a alerté le Conseil de sécurité de l'ONU après l'attentat-suicide commis sur son sol dimanche par les rebelles sunnites de Joundallah, qui a fait au moins 41 morts dont des commandants des gardiens de la révolution. Dans une lettre publiée hier et adressée à la présidence du Conseil, assumée ce mois-ci par le Vietnam, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazae, déclare attendre du Conseil qu'il « réagisse à cet attentat terroriste en le condamnant dans les termes les plus forts ». « Une telle condamnation enverrait très certainement à ce groupe terroriste et à ses partisans un message fort selon lequel le terrorisme ne peut être toléré quels que soient ses auteurs, le lieu où il est commis et la forme qu'il prend », ajoute la lettre. Téhéran a accusé les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Pakistan d'aider le groupe Joundallah, qui a revendiqué l'attaque.
Hier également, Mohammad Marziah, le procureur de Zahedan, chef-lieu de la province du Sistan-Balouchistan, a déclaré, cité par l'agence FARS, que trois Iraniens soupçonnés d'avoir participé à l'attentat ont été arrêtés. « Pour des raisons de sécurité, je ne donne pas de détails sur leur identité, mais ces terroristes sont iraniens », a insisté M. Marziah, précisant que ces personnes avaient été interpellées dans une commune de la province. « La personne qui accompagnait le kamikaze n'a pas encore été arrêtée », a aussi indiqué le procureur. « L'enquête se poursuit », a-t-il ajouté, selon FARS.
En outre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a à nouveau évoqué hier le cas du Pakistan. Les auteurs de l'attaque « sont entrés en Iran illégalement. Ils sont basés au Pakistan », a souligné M. Mottaki. « Les mains de ceux qui sont derrière ces crimes dans le sud-est de l'Iran doivent être coupées », a-t-il ajouté. De son côté, l'adjoint du commandant des gardiens de la révolution, le général de brigade Hossein Salami, a prévenu que les gardiens « pourchasseraient, arrêteraient et vengeraient le sang versé par les martyrs ». En outre, le commandant des forces terrestres des gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, a demandé la permission d'autoriser ses hommes à traquer les « terroristes » jusque sur le sol pakistanais, a annoncé la télévision d'État. Réagissant aux propos de M. Mottaki et aux accusations de Téhéran, le Pakistan a accusé les auteurs de l'attentat de vouloir ruiner ses relations avec l'Iran. « Mais nos liens sont suffisamment forts pour contrer ces machinations », a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Abdul Basit. Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a personnellement appelé son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et l'a « assuré de la coopération pleine et entière du Pakistan dans la lutte contre le terrorisme », a poursuivi M. Basit. « Nous n'avons aucune idée de la localisation de Righi », a-t-il également relevé, en réponse à la volonté de l'Iran d'envoyer une délégation au Pakistan pour demander l'extradition du chef du groupe Joundallah, Abdulmalek Righi.
D'autre part, hier, des inconnus ont tué deux policiers dans la région du Sistan-Balouchistan, a rapporté l'agence MEHR. Aucun détail n'a été fourni sur l'attaque, notamment si elle avait un lien avec l'attentat de dimanche. Parallèlement à cet incident, des milliers d'Iraniens, pour la plupart en uniforme, ont participé à Téhéran, sur une base des gardiens de la révolution, aux obsèques des responsables de l'armée idéologique du régime islamique tués dimanche.

L'Iran a alerté le Conseil de sécurité de l'ONU après l'attentat-suicide commis sur son sol dimanche par les rebelles sunnites de Joundallah, qui a fait au moins 41 morts dont des commandants des gardiens de la révolution. Dans une lettre publiée hier et adressée à la présidence du Conseil, assumée ce mois-ci par le Vietnam, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazae, déclare attendre du Conseil qu'il « réagisse à cet attentat terroriste en le condamnant dans les termes les plus forts ». « Une telle condamnation enverrait très certainement à ce groupe terroriste et à ses partisans un message fort selon lequel le terrorisme ne peut être toléré quels que soient ses...
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