L'Agence européenne du médicament (EMEA), qui procède à l'analyse complète des données de ces études, et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSaPS) ont ainsi recommandé « aux patients de ne pas interrompre leur traitement ».
« L'insuline glargine est indiquée dans le traitement du diabète sucré chez l'adulte, l'adolescent et l'enfant de plus de 6 ans », a encore précisé l'AFSSaPS, mettant en garde les patients contre toute modification de traitement sans avis médical.
De son côté, l'Association américaine du diabète (AAD) a mis en garde contre « une sur-réaction » jusqu'à ce que plus d'informations soient disponibles. Soulignant que les études publiées par la revue Diabetologia sont « contradictoires et confuses », l'AAD conseille aux patients qui prennent l'insuline de ne pas l'arrêter.
S'adressant aux patients qui utilisent l'insuline glargine et qui envisagent de passer à une autre forme d'insuline, l'AAD a précisé que « les études ne sont pas claires pour savoir si un type d'insuline accroît le risque de cancer plus que d'autres types ».
« Les patients inquiets doivent parler à leur médecin et ne pas arrêter de prendre leur insuline », a conclu l'association.
Il est à noter que l'insuline est une hormone normalement produite par le pancréas, qui aide l'organisme à utiliser le glucose comme source d'énergie. Les personnes souffrant de diabète de type 1 doivent prendre de l'insuline pour survivre. De même, de nombreux patients atteints de diabète de type 2 doivent prendre de l'insuline pour contrôler leur
glycémie.


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