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Cinema- - Entre Parenthèses

Mon Docteur, mon « Fol amour »

On a souvent le béguin pour eux. Blouse blanche et stéthoscope au cou, ils n'ont pourtant jamais été les vedettes préférées du grand écran. Ainsi si  pour les westerns, il y a The magnificient seven, pour les films de capes et épées, Les Trois Mousquetaires, The Three Stoodges pour les films comiques, on n'a jamais entendu parler des « Quatre médecins » ou de « The Five doctors ». Et pourtant, actuellement sur le petit écran,   tous les spectateurs se précipitent  à la porte de leurs cliniques. Le syndrome de la blouse blanche fait rage.   
C'est certainement « the one and only » Louis Jouvet qui rendit célèbre le serment d'Hippocrate dans l'immortel Knock. Mais cette image burlesque et risible du plus fameux docteur  a été vite effacée par une autre image au souffle épique et romanesque. Qui ne se souvient pas de Dr Zhivago, figure basanée d'un médecin des steppes, qui rendit éternelle la chanson de Lara ?
Si le docteur n'est sans doute pas une valeur sûre au Box Office, il reste néanmoins un second rôle admirable de grandes histoires. MASH reste le plus grand succès dédié à la médecine (il est encore parmi les 100 films les plus vus aux Etats Unis 36 ans après sa sortie. Altman  qui récidiva quelques années plus tard avec Dr. T and the women  ne récolta pas le même succès.
Les asiles et aliénés sont certainement  plus populaires (Dr Folamour, One flew over the cuckoo's nest ... mais les hôpitaux restent de grands laboratoires pour les comédiens  comme Annie Girardot (césarisée pour Docteur Françoise Galland) et Juliette Binoche (couronnée dans The English Patient). Mais c'est  le cinéma américain et surtout les fictions télévisées par la suite qui sont également très riches en figures de médecin, beaucoup moins caricaturales et infiniment plus nuancées que celles qu'on trouve dans le cinéma français. A bien les examiner au scalpel, ces personnages décryptent le rôle du médecin, sa relation à la vie et à la mort, sa place dans la société et surtout  les fantasmes d'un  public avide de savoir ce qui se passe sous les « projecteurs ».   
De Dr Kildare (Richard Chamberlain à qui la blouse ou la soutane va si bien) au  sarcastique mais craquant Dr Gregory House (Hugh Laurie), en passant par le paternel   Marcus Welby M.D (Robert Young), le rassurant Dr. Mark Greene (Anthony Edwards), le sympathique  Dr. Doug Ross (George Clooney), le jeune Dr John Carter (Noah Wyle) et le très romantique Dr. Derek Sheperd alias Dr Mc Dreamy (Patrick Dempsey), le spectateur a droit à  cent pour cent hémoglobine et sang pour sang de  « chair ».... sous tous ses angles.
Allô Dr,  bobo.

* Dr Folamour ou Dr Strangelove de Stanley Kubrick.
On a souvent le béguin pour eux. Blouse blanche et stéthoscope au cou, ils n'ont pourtant jamais été les vedettes préférées du grand écran. Ainsi si  pour les westerns, il y a The magnificient seven, pour les films de capes et épées, Les Trois Mousquetaires, The Three Stoodges pour les films comiques, on n'a jamais entendu parler des « Quatre médecins » ou de « The Five doctors ». Et pourtant, actuellement sur le petit écran,   tous les spectateurs se précipitent  à la porte de leurs cliniques. Le syndrome de la blouse blanche fait rage.   C'est certainement « the one and only » Louis Jouvet qui rendit célèbre le serment d'Hippocrate...
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