Peinture
Quelque chose de blanc
chez Tamara al-Samerraie
le 11 décembre 2008 à 00h00
Zéna ZALZAL
Sous l’intitulé « Something White », la galerie Agial* expose une douzaine d’œuvres de Tamara al-Samerraie, une jeune artiste koweïtienne vivant à Beyrouth.
Quelque chose de blanc pour figurer l’apesanteur. Ce quelque chose d’éthéré qui enrobe de couleurs ouatées des scènes, de prime abord, toutes d’innocence enfantine. Scènes de jeux de petites filles, qui dégagent pourtant une atmosphère plus sombre, non dénuée d’ambiguïté.
Car en dépit du thème du jeu, une violente tristesse sourd de ces portraits de fillettes figées dans un espace de jeu. Près d’un vélo, en tenue de football devant un filet de terrain, debout sur un cheval de cirque…Des représentations d’activités ludiques étonnamment pétrifiées. Comme si ces personnages – qui, finalement, ne sont autres que féminins – étaient constamment stoppés dans leurs élans. De vie.
Pas vraiment autobiographiques, mais inspirées d’un mélange de vécu, confie l’artiste, la trentaine, diplômée de la LAU en arts graphiques, ces peintures à l’acrylique sur toile parlent de manière indirecte, sous-jacente, de mémoire sociale, de nostalgie de l’enfance et de… mort. De pulsions de vie et de mort surtout, comme dans cette représentation – pas vraiment innovante, mais toujours éloquente – d’un corps-à-corps entre une fille en rouge et un taureau !
D’ailleurs, ce violent contraste chromatique – entre le rouge, sous toutes ces variantes, et le noir charbonneux des traits et des cheveux des personnages – « éclabousse » en permanence la blancheur du fond des toiles de Tamara al-Samerraie, leur donnant un effet de dramatisation assez soutenu. Mais qui n’arrive cependant pas encore jusqu’à dégager une réelle intensité expressive.
* Jusqu’au 27 décembre, à la galerie Agial, rue Abdel-Aziz. Tél. : 01/345213.
Sous l’intitulé « Something White », la galerie Agial* expose une douzaine d’œuvres de Tamara al-Samerraie, une jeune artiste koweïtienne vivant à Beyrouth.
Quelque chose de blanc pour figurer l’apesanteur. Ce quelque chose d’éthéré qui enrobe de couleurs ouatées des scènes, de prime abord, toutes d’innocence enfantine. Scènes de jeux de petites filles, qui dégagent pourtant une atmosphère plus sombre, non dénuée d’ambiguïté.
Car en dépit du thème du jeu, une violente tristesse sourd de ces portraits de fillettes figées dans un espace de jeu. Près d’un vélo, en tenue de football devant un filet de terrain, debout sur un cheval de cirque…Des représentations d’activités ludiques étonnamment pétrifiées. Comme si ces personnages – qui, finalement, ne sont autres que...
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