Israël s'est figé dimanche soir pour marquer le début des commémorations annuelles du souvenir pour ses soldats tombés pour la défense du pays et les victimes d'attentats, à la veille de son 76e anniversaire assombri par la guerre contre le Hamas à Gaza.
Les sirènes funèbres ont retenti à travers tout le pays durant une minute, moment pendant lequel les Israéliens se recueillent en silence à la mémoire de leurs disparus.
Le président Isaac Herzog et le chef d'état-major Herzi Halevi ont assisté à la traditionnelle cérémonie au mur des Lamentations, le site le plus sacré du Judaïsme où les juifs peuvent prier dans la Vieille ville de Jérusalem, conquise par Israël en juin 1967 puis annexée.
Cette année, plus de 1.500 noms se sont ajoutés à la liste des soldats et civils "victimes du terrorisme", depuis l'attaque sans précédent menée par le Hamas le 7 octobre en territoire israélien et la guerre qui s'en est suivie dans la bande de Gaza.
Selon des chiffres officiels, 25.040 soldats et membres des forces de sécurité sont morts en service actif depuis 1860, lorsque les premiers habitants juifs de la Vieille ville de Jérusalem ont créé pour la première fois de nouveaux quartiers en dehors des murailles.
Israël rend aussi hommage aux 5.100 civils tués dans des attentats, selon des chiffres de l'Institut national d'assurance, chargé des indemnisations, dont plus de 800 depuis le 7 octobre. Ce chiffre inclut les victimes d'attaques en Israël, en Cisjordanie occupée et près de la frontière nord avec le Liban.
"Mission sacrée"
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche lors d'une cérémonie à Jérusalem que "l'esprit de ceux qui sont tombés contient la promesse de notre futur". Il a également rappelé "la mission sacrée de ramener tous les otages à la maison".
Le 7 octobre, des commandos du Hamas ont mené une attaque dans le sud d'Israël, entraînant la mort de plus de 1.170 personnes, majoritairement des civils, selon un bilan de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Plus de 250 personnes ont été enlevées et 128 restent captives à Gaza, dont 36 considérées mortes, selon l'armée.
En riposte, Israël a promis d'"anéantir" le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et de libérer les otages, et lancé une offensive qui a fait jusqu'ici plus de 35.000 morts, essentiellement des civils, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste.
"Cette année, le Jour du souvenir ressemble à tous les jours que nous avons vécus depuis le 7 octobre, nous sommes tous devenus endeuillés", confie à l'AFP Reouven Adam, propriétaire d'un bar à vin à Jérusalem.
Les sirènes doivent à nouveau résonner lundi à 11H00 locales (08H00 GMT), donnant le coup d'envoi à une série de cérémonies dans les cimetières militaires d'Israël.
Le recueillement cédera la place dans la soirée de lundi à mardi aux festivités du jour de l'Indépendance, anniversaire de la proclamation de l'Etat d'Israël le 14 mai 1948. Une partie des festivités ont été annulées en raison de la guerre.
Les sirènes funèbres ont retenti à travers tout le pays durant une minute, moment pendant lequel les Israéliens se recueillent en silence à la mémoire de leurs disparus.
Le président Isaac Herzog et le chef d'état-major Herzi Halevi ont assisté à la traditionnelle cérémonie au mur des Lamentations, le site le plus sacré du Judaïsme où les juifs peuvent prier dans la Vieille ville de Jérusalem, conquise par Israël en juin 1967 puis annexée.
Cette année, plus de 1.500 noms se...

