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Procès d’Outreau Le juge Burgaud comprend la souffrance des acquittés, mais défend son instruction

Le juge Fabrice Burgaud, entendu hier par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, a affirmé en préambule de son audition qu’il « pouvait sentir la souffrance » des acquittés, tout en estimant avoir « honnêtement effectué (son) travail ». Costume gris anthracite et chemise bleu clair, teint pâle et traits marqués, le magistrat de 34 ans était visiblement tendu. Lors d’une intervention d’une heure, Fabrice Burgaud, entouré de ses deux avocats, Me Patrick Maisonneuve et Me Jean-Yves Dupeux, a défendu les mesures prises au cours de son instruction. « Je ne souhaite pas éluder ma responsabilité. Je me sens ici totalement responsable de l’instruction », a-t-il dit, admettant cependant, avec le recul, la possibilité d’« erreurs d’appréciation ». Concernant la détention provisoire des acquittés (26 ans au total pour douze des acquittés), aspect qui a le plus choqué dans ce dossier, il a justifié ses choix en indiquant que « c’était une mesure pour protéger les enfants ». En conclusion de sa déclaration liminaire, le magistrat a insisté sur le fait qu’à l’époque, personne « ne (lui) a dit (qu’il) faisait fausse route », « ni le procureur de la République, ni le procureur général (de la cour d’appel de Douai), ni la chambre d’instruction » chargée de contrôler le travail des juges.
Le juge Fabrice Burgaud, entendu hier par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, a affirmé en préambule de son audition qu’il « pouvait sentir la souffrance » des acquittés, tout en estimant avoir « honnêtement effectué (son) travail ». Costume gris anthracite et chemise bleu clair, teint pâle et traits marqués, le magistrat de 34 ans était visiblement tendu. Lors d’une intervention d’une heure, Fabrice Burgaud, entouré de ses deux avocats, Me Patrick Maisonneuve et Me Jean-Yves Dupeux, a défendu les mesures prises au cours de son instruction. « Je ne souhaite pas éluder ma responsabilité. Je me sens ici totalement responsable de l’instruction », a-t-il dit, admettant cependant, avec le recul, la possibilité d’« erreurs d’appréciation ».
Concernant la détention provisoire...