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Actualités - Chronologie

PÉDOPHILIE Procès d’Outreau: deux enfants entendus à huis clos

Le procès de l’affaire de pédophilie d’Outreau a repris hier à huis clos, à la demande d’une avocate de la partie civile, pour entendre les témoignages de deux enfants. Me Célia Rofidal, avocate de neuf des 18 petites victimes, a demandé le huis clos en début de séance. Le président de la cour d’assises, Jean-Claude Monnier, a décidé de repousser l’examen des faits concernant deux derniers accusés et d’entendre les enfants, Kevin et Dimitri, en l’absence de la presse et du public. En arrivant lundi matin au palais de Justice de Saint-Omer, Me Thierry Normand, autre avocat de la partie civile qui défend neuf enfants, a espéré que ceux-ci «ne soient pas intimidés par la cour». Il a dit craindre le choc qu’allait «représenter pour eux la présence de leurs parents». Le témoignage de Kevin, l’un des 18 enfants victimes dans l’affaire de pédophilie d’Outreau, a été jugé crédible par les avocats de la partie civile, «pas crédible» par plusieurs avocats de la défense. Aujourd’hui âgé de 14 ans, l’aîné des quatre garçons du couple Delay a été entendu pendant plus d’une heure et demie par la cour. « Il dit des choses sensées (...) Il n’a pas vraiment été mis en difficulté », a estimé Me Thierry Normand, au cours d’une suspension d’audience. Selon lui, le témoignage de l’enfant «crédibilise le dossier (...) On n’a pas du tout le sentiment que c’est un enfant qui protège sa mère». Me Eric Dupont-Moretti, avocat de la boulangère sur le banc des accusés, a en revanche mis en doute la spontanéité de Kevin. «Curieusement l’enfant se lève et dit: “il y a 14 personnes que je mets en cause”», a-t-il fait valoir. « Il n’a pas l’air sûr de lui, sur certains points, sur d’autres points il a l’air plus spontané », a poursuivi Me Dupont-Moretti. Plusieurs avocats, en fin de semaine dernière, assuraient que les témoignages des enfants allaient permettre aux jurés d’y voir plus clair. Ces jurés sont jusqu’ici plongés dans l’horreur devant les descriptions des sévices inimaginables subis par les enfants et dans le doute sur la culpablité de plusieurs des accusés. Les trois premières semaines de procès n’ont pas permis de se faire une idée claire sur la culpabilité des 17 accusés. Quatre adultes – deux couples – reconnaissent les multiples viols et actes de barbarie et torture sur leurs enfants et sur d’autres; les deux hommes disculpent les 13 autres accusés mais les deux femmes persistent, elles, à les accuser. Les autres accusés, et notamment ceux désignés sous le terme de «deuxième cercle» ou de «notables», continuent de nier en bloc.
Le procès de l’affaire de pédophilie d’Outreau a repris hier à huis clos, à la demande d’une avocate de la partie civile, pour entendre les témoignages de deux enfants. Me Célia Rofidal, avocate de neuf des 18 petites victimes, a demandé le huis clos en début de séance.
Le président de la cour d’assises, Jean-Claude Monnier, a décidé de repousser l’examen des faits concernant deux derniers accusés et d’entendre les enfants, Kevin et Dimitri, en l’absence de la presse et du public.
En arrivant lundi matin au palais de Justice de Saint-Omer, Me Thierry Normand, autre avocat de la partie civile qui défend neuf enfants, a espéré que ceux-ci «ne soient pas intimidés par la cour». Il a dit craindre le choc qu’allait «représenter pour eux la présence de leurs parents».
Le témoignage de Kevin, l’un...