Moukheiber : Une humiliation indigne de notre peuple
le 13 décembre 2000 à 00h00
Le Dr Albert Moukheiber, président du Rassemblement pour la République (RPR), a commenté hier le retour au pays des Libanais détenus dans les prisons syriennes, s’indignant de l’aspect «humiliant» des conditions de ce retour. Dans un communiqué publié hier, le président du RPR a dit : «Les gens ont versé des larmes quand ils ont vu les prisonniers libanais, parqués à bord d’autobus syriens, regagner leur pays les yeux bandés et les poings liés. Les gens ont été choqués de cette humiliation indigne de notre peuple et se sont interrogés sur les raisons de cette mesure. Quant à moi, je me suis rappelé le temps où même un criminel de droit commun avait le droit d’avoir les yeux débandés et les poings déliés chaque fois qu’il traversait un village en route pour la prison. Cette pratique visait à ménager les sentiments des villageois et l’amour-propre du prisonnier, quel que soit le crime qu’il ait commis. Mais aujourd’hui, à l’aube du XXIe siècle, à l’ère de la liberté, des droits de l’homme, de la civilisation et de la mondialisation, nous voyons nos détenus, une fois libérés de leurs sombres cachots, regagner leur pays, la tête basse, les yeux bandés et les poings liés, en flagrante contradiction avec les principes les plus élémentaires de la dignité humaine. Ces détenus n’auraient-ils été libérés de l’obscurité de leurs oubliettes que pour se voir dénier leur droit le plus élémentaire, celui de voir le jour, même dans leur propre pays ?».
Le Dr Albert Moukheiber, président du Rassemblement pour la République (RPR), a commenté hier le retour au pays des Libanais détenus dans les prisons syriennes, s’indignant de l’aspect «humiliant» des conditions de ce retour. Dans un communiqué publié hier, le président du RPR a dit : «Les gens ont versé des larmes quand ils ont vu les prisonniers libanais, parqués à bord d’autobus syriens, regagner leur pays les yeux bandés et les poings liés. Les gens ont été choqués de cette humiliation indigne de notre peuple et se sont interrogés sur les raisons de cette mesure. Quant à moi, je me suis rappelé le temps où même un criminel de droit commun avait le droit d’avoir les yeux débandés et les poings déliés chaque fois qu’il traversait un village en route pour la prison. Cette pratique visait à...
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