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Actualités - Chronologies

America !... - ... America ?

Passionnante, la page «culture» consacrée par Le Monde à deux grandes personnalités du cinéma – il y a un réalisateur et un acteur –, plus précisément à leurs réactions sur l’Amérique d’aujourd’hui. Le cinéaste est égyptien, et il n’est autre que Youssef Chahine. On le sait, ses liens avec l’Amérique sont anciens. Il le rappelle : «Je n’ai pas de haine contre ce pays. Je n’oublie pas que j’ai été formé et déniaisé là-bas...». Mais, côté cinéma, Chahine met franchement les choses au point : «La Maison-Blanche défend très bien les intérêts de Hollywood, et Hollywood le sait. Jamais leurs sorts n’ont été aussi fortement liés... Tous les présidents – y compris Bill Clinton – ont œuvré pour le “droit” à l’hégémonie du cinéma américain... Finalement, les jeunes Américains n’ont aucune idée de ce qui se passe dans le reste du monde». L’acteur, Robert Redford – un des plus grands d’Hollywood –, est aussi un metteur en scène (The Horse Whisperer – 98). Redford a toujours été un créateur engagé, et il soutient le cinéma indépendant américain (ce qui n’est pas facile !). Il dit : «La communauté hollywoodienne doit faire ce qu’elle a à faire sans recevoir d’instructions de Washington... Le 11 septembre nous a fait constater les conséquences d’un travail de renseignement qui s’appuie sur la technologie plutôt que sur les ressources humaines. C’est d’ailleurs un peu le sujet de mon dernier film, “Spy Game”, réalisé par Tony Scott, avec Brad Pitt comme partenaire». Justement, l’espionnage, Redford en connaît un rayon (au cinéma !). Ses démêlés avec la CIA ne sont pas nouveaux : on se souvient de Three Days of the Condor, de Sydney Pollack (75). Et on va retrouver Robert Redford acteur dans un film au sujet «sensible», intitulé The Last Castle, de Rod Lurie, qui devrait sortir bientôt au Liban. En principe. Passionnante, la page «culture» consacrée par Le Monde à deux grandes personnalités du cinéma – il y a un réalisateur et un acteur –, plus précisément à leurs réactions sur l’Amérique d’aujourd’hui. Le cinéaste est égyptien, et il n’est autre que Youssef Chahine. On le sait, ses liens avec l’Amérique sont anciens. Il le rappelle : «Je n’ai pas de haine contre ce pays. Je n’oublie pas que j’ai été formé et déniaisé là-bas...». Mais, côté cinéma, Chahine met franchement les choses au point : «La Maison-Blanche défend très bien les intérêts de Hollywood, et Hollywood le sait. Jamais leurs sorts n’ont été aussi fortement liés... Tous les présidents – y compris Bill Clinton – ont œuvré pour le “droit” à l’hégémonie du cinéma américain... Finalement, les jeunes Américains n’ont aucune idée de ce qui se passe dans le reste du monde». L’acteur, Robert Redford – un des plus grands d’Hollywood –, est aussi un metteur en scène (The Horse Whisperer – 98). Redford a toujours été un créateur engagé, et il soutient le cinéma indépendant américain (ce qui n’est pas facile !). Il dit : «La communauté hollywoodienne doit faire ce qu’elle a à faire sans recevoir d’instructions de Washington... Le 11 septembre nous a fait constater les conséquences d’un travail de renseignement qui s’appuie sur la technologie plutôt que sur les ressources humaines. C’est d’ailleurs un peu le sujet de mon dernier film, “Spy Game”, réalisé par Tony Scott, avec Brad Pitt comme partenaire». Justement, l’espionnage, Redford en connaît un rayon (au cinéma !). Ses démêlés avec la CIA ne sont pas nouveaux : on se souvient de Three Days of the Condor, de Sydney Pollack (75). Et on va retrouver Robert Redford acteur dans un film au sujet «sensible», intitulé The Last Castle, de Rod Lurie, qui devrait sortir bientôt au Liban. En principe.
Passionnante, la page «culture» consacrée par Le Monde à deux grandes personnalités du cinéma – il y a un réalisateur et un acteur –, plus précisément à leurs réactions sur l’Amérique d’aujourd’hui. Le cinéaste est égyptien, et il n’est autre que Youssef Chahine. On le sait, ses liens avec l’Amérique sont anciens. Il le rappelle : «Je n’ai pas de haine contre ce pays. Je n’oublie pas que j’ai été formé et déniaisé là-bas...». Mais, côté cinéma, Chahine met franchement les choses au point : «La Maison-Blanche défend très bien les intérêts de Hollywood, et Hollywood le sait. Jamais leurs sorts n’ont été aussi fortement liés... Tous les présidents – y compris Bill Clinton – ont œuvré pour le “droit” à l’hégémonie du cinéma américain... Finalement, les jeunes...