Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi visits Indonesia Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président indonésien Prabowo Subianto, à l’issue de leur rencontre au palais Merdeka, à Jakarta, en Indonésie, le 11 octobre 2026. REUTERS/Ajeng Dinar Ulfiana

L'Iran met en garde l’Égypte contre toute intervention dans la guerre au Yémen. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a mis en garde l’Égypte contre toute intervention militaire au Yémen aux côtés de l’Arabie saoudite, estimant qu’une implication étrangère ne ferait que compliquer davantage le conflit. « L’Égypte a suffisamment d’expérience pour éviter de s’empêtrer dans un conflit aussi hautement complexe », a-t-il déclaré dans un entretien diffusé mercredi par la télévision publique irakienne Al-Iraqiya. Le Parlement égyptien doit se prononcer le 26 octobre sur une éventuelle autorisation de soutien militaire à Riyad, après le report d’un vote initialement prévu dimanche. Le président Abdel Fattah al-Sissi a déclaré mercredi que le soutien militaire proposé par Le Caire visait à « défendre le territoire saoudien, et ne prévoyait pas d'attaques » au Yémen. « La stabilité de nos frères dans le Golfe relève de la sécurité nationale de l'Égypte », a ajouté M. Sissi. Dans ce contexte, le président français Emmanuel Macron s’est également rendu mercredi en Arabie saoudite. C'est la première visite d'un chef d'État occidental dans le royaume depuis l'intensification des frappes houthies début octobre.
Pourquoi c’est important
L’enjeu dépasse désormais largement le face-à-face entre les houthis et le gouvernement yéménite soutenu par Riyad : la possibilité d’une entrée de l’Égypte dans le conflit marque un nouveau risque d’élargissement régional de la guerre. Depuis début octobre, les rebelles ont multiplié les attaques contre l’Arabie saoudite, visant notamment l’aéroport de Riyad et des infrastructures pétrolières. Selon la coalition dirigée par Riyad, l’aéroport a été visé à vingt reprises depuis le début du mois. Dans le même temps, les combats se sont intensifiés au Yémen. Pour l’Arabie saoudite, obtenir un soutien militaire égyptien renforcerait ses capacités défensives et son poids face aux rebelles ; pour Le Caire, une implication directe exposerait ses forces à un conflit prolongé, sans garantie de victoire. Pour Téhéran, l’arrivée d’un nouvel acteur militaire aux côtés de Riyad risquerait de compliquer encore davantage les rapports de force régionaux.

Netanyahu répète que « renverser » le pouvoir iranien est la seule option pour supprimer la menace de Téhéran. En campagne pour les élections législatives du 27 octobre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré mercredi que « renverser » le pouvoir iranien était la seule option pour supprimer la menace de Téhéran. « Il n'y a qu'un seul moyen d'éliminer cette menace une fois pour toutes : renverser le régime iranien. C'est l'instruction que j'ai donnée à l'armée, au Mossad et aux services de sécurité », a déclaré M. Netanyahu devant des partisans à Dimona (sud).

- Les soldats israéliens votent ... au Liban-Sud. Six jours avant les civils, les soldats israéliens ont commencé à voter mercredi pour les élections législatives dans leur pays, y compris dans les territoires occupés où ils sont déployés. Plus de 850 bureaux de vote fixes et mobiles ont été installés dans les différentes unités et zones d’opération de l’armée, du Liban à la Syrie et à la bande de Gaza. Au Liban-Sud, un bureau de vote a notamment été improvisé dans le village occupé de Zaoutar el-Charqiyé, dans le caza de Nabatiyé, selon des images diffusées en ligne.
- Le Liban « ne peut être le théâtre des guerres des autres ». À l’occasion du 36e anniversaire de l’assassinat du chef chrétien Dani Chamoun, le président libanais Joseph Aoun a rappelé que « les Libanais sont ceux qui paient le prix de leur vie, de leur sécurité et de la stabilité de leur pays ». Il a appelé à préserver l’unité nationale et à confier exclusivement à l’État « la décision de faire la guerre ou la paix », soulignant que « les années de guerre nous ont appris que le Liban ne peut être le théâtre des guerres des autres ».
- L’Irak ferme un poste-frontière avec l’Iran sur fond de pressions américaines. Les autorités irakiennes ont fermé jusqu’à nouvel ordre le poste-frontière d’al-Sheeb avec l’Iran, alors que Washington fait pression sur Bagdad pour renforcer l’isolement de Téhéran. Selon des sources politiques citées par l’AFP, les États-Unis souhaitent la fermeture de l’ensemble des points de passage entre les deux pays, à l’exception de deux postes, l’un situé dans le territoire fédéral irakien et l’autre dans la région autonome du Kurdistan.
- Haret Hreik dément la présence d’infrastructures militaires du Hezbollah dans son bâtiment municipal. La municipalité de Haret Hreik a catégoriquement mercredi la présence d’infrastructures militaires du Hezbollah dans son bâtiment, dénoncée dans un article du site des Kataëb reprenant une analyse du centre de recherche israélien Alma. « Le simple fait de relayer des allégations émanant d’une instance militaire israélienne (…) ne les transforme pas en faits établis », affirme la municipalité, qui met en garde contre le risque d’exposer le bâtiment, ses employés et les civils à une éventuelle frappe. Elle reproche au média de publier ces accusations sans vérification indépendante et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires.



