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Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : un tunnel au nord de Beyrouth, le Hezbollah menace d'une « explosion imminente » dans la rue, des colons arrêtés en Cisjordanie

Le ballet diplomatique se poursuit au Liban, avec la visite du chef de la Ligue arabe et sur fond de tensions grandissantes dans la région. Nous vous proposons un récap' de l'actualité de ce lundi matin.

Le point à 14h : un tunnel au nord de Beyrouth, le Hezbollah menace d'une « explosion imminente » dans la rue, des colons arrêtés en Cisjordanie

Un coiffeur coupant les cheveux d'un garçon dans une cape aux couleurs du drapeau américain, à Zaoutar el-Gharbiyé, au Liban-Sud, le 14 octobre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP

Alors que la tension monte et les discours se raidissent au Liban, entre le Hezbollah et ses détracteurs, en tête desquels le Premier ministre, Nawaf Salam, l'annonce de la découverte d'un tunnel dans une zone boisée près du quartier à majorité chiite de Zeaïtariyé, à Fanar, au nord de Beyrouth, a provoqué son lot de réactions dans lesquels le parti chiite a une nouvelle fois été pointé du doigt par ses opposants, même si toutes les options sont encore sur la table concernant cette structure. L'armée libanaise s'est rendue sur place pour enquêter sur ce tunnel.

L'annonce a été faite alors que deux députés du Hezbollah sont montés au créneau lundi matin après un message de Nawaf Salam sur X, dimanche, dans lequel il disait espérer que l'enquête sur les explosifs saisis dans un camion à Dahr el-Baïdar, et dont la propriété a été revendiquée par le parti chiite, soit « élargie ». M. Salam a encore rappelé que la décision de guerre et paix demeure « aux mains de l'Etat ». Une sortie qui n'a pas plu au Hezbollah. Le chef de son groupe parlementaire, Mohammad Raad, a fustigé une « soumission aux diktats » étrangers (américains et israéliens, ndlr) et mis en garde contre le fait que ces positions « conduisent le pays et le citoyen à sa perte ». Son collègue au sein du bloc, Ibrahim Moussaoui, a de son côté appelé les responsables soumis à des pressions étrangères à démissionner et menacé d'une explosion qui est désormais imminente » si les autorités continuent à « faire pression » sur la rue chiite.

Pourquoi c’est important

Le bras de fer interne s'exacerbe au Liban, alors que Beyrouth est sommé par Washington de désarmer le Hezbollah, ce que ce dernier refuse catégoriquement. Plusieurs affaires concomitantes sont venues ces derniers jours jeter de l'huile sur le feu et sont perçues par certains comme un « test » pour l'État face au parti chiite : est-il prêt à prendre des mesures sévères à son encontre ? Le tout alors que des négociations devraient reprendre prochainement entre Beyrouth et Tel-Aviv, sous médiation américaine, à Tampa, mais à la condition, imposée par les Israéliens et les Américains, que l'armée libanaise accepte de coordonner directement avec son homologue israélienne sur le terrain. Ce coup de pression sur les autorités libanaises a en outre lieu alors que la région entière bouillonne et que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pourrait lancer des attaques sur le Liban et l'Iran avant les élections législatives du 27 octobre, afin de renforcer sa position de candidat. M. Netanyahu a affirmé lundi qu'Israël a « la capacité de frapper » ses ennemis à tout moment.

Les visites diplomatiques se succèdent au Liban, pour tenter d'éviter une nouvelle escalade, apaiser les tensions et empêcher un « vide sécuritaire » dans le Sud occupé par Israël. La Force intérimaire de l'ONU (Finul) doit s'en retirer en décembre, son mandat n'ayant pas été renouvelé. Après le Premier ministre qatari vendredi et le chef de la diplomatie française dimanche, c'est au tour du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, de se déplacer à Beyrouth. Après sa réunion avec le chef de l'Etat Joseph Aoun, M. Fahmy a assuré que les négociations directes avec Israël jouissaient du « plein soutien » des Arabes, et que les contacts politiques et diplomatiques « vont s'intensifier » autour de la situation au Liban. Le diplomate a en outre annoncé qu'il se rendrait dans le Sud, dont une partie du territoire est occupé et où Israël poursuit ses attaques et a mené dans la matinée une descente et des fouilles dans des maisons de Kfarchouba (Hasbaya).

  • Après les violences du week-end, en marge de manifestations de grande ampleur, le président français, Emmanuel Macron a refusé la démission du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et lui a demandé de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre « face aux casseurs », tentant ainsi d'enrayer la crise politique après les scènes de chaos dans de nombreuses villes samedi. M. Macron doit en outre entamer aujourd'hui une tournée dans le Golfe.
  • Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé devoir réduire, faute de moyens, ses opérations humanitaires dans la bande de Gaza, diminuant de 500 000 le nombre de personnes aidées chaque mois, tout en appelant le monde à ne pas « détourner le regard » de l'enclave occupée et dévastée par trois années de guerre.
  • Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est attendu en Iran pour son premier déplacement dans ce pays depuis le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient par des frappes israélo-américaines, au moment où la Russie souhaite jouer un rôle de médiation. Sergueï Lavrov, qui doit rencontrer à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, a souligné dimanche que les efforts de Moscou visaient « à empêcher le retour d'une guerre de grande ampleur », sur fond d'impasse des pourparlers entre Téhéran et Washington.
  • La police israélienne a annoncé l'arrestation de dix personnes soupçonnées d'être impliquées dans des attaques perpétrées par des colons contre une photographe américaine et un maire français en visite en Cisjordanie occupée avec un convoi de diplomates européens.



Alors que la tension monte et les discours se raidissent au Liban, entre le Hezbollah et ses détracteurs, en tête desquels le Premier ministre, Nawaf Salam, l'annonce de la découverte d'un tunnel dans une zone boisée près du quartier à majorité chiite de Zeaïtariyé, à Fanar, au nord de Beyrouth, a provoqué son lot de réactions dans lesquels le parti chiite a une nouvelle fois été pointé du doigt par ses opposants, même si toutes les options sont encore sur la table concernant cette structure. L'armée libanaise s'est rendue sur place pour enquêter sur ce tunnel. L'annonce a été faite alors que deux députés du Hezbollah sont montés au créneau lundi matin après un message de Nawaf Salam sur X, dimanche, dans lequel il disait espérer que l'enquête sur les explosifs saisis dans un camion à...
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