Réunion entre le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy (g.), et le président libanais, Joseph Aoun, à Baabda, le 19 octobre 2026. Photo X / @LbPresidency
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a affirmé lundi depuis le palais présidentiel de Baabda que les négociations entre le Liban et Israël, qui devraient reprendre sous conditions à Tampa en Floride après presque trois mois de suspension, « bénéficient d'un soutien arabe total ». Et alors que les tensions montent dans la région, faisant craindre une reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël, le diplomate a également assuré que les contacts « politiques et diplomatiques » concernant le Liban vont « s'intensifier ».
« Le Liban figure parmi les priorités de la Ligue arabe », a déclaré M. Fahmy depuis Baabda, après une réunion avec le président Joseph Aoun. « Nous réaffirmons notre soutien à l’État libanais et à l’ensemble de ses institutions, ainsi que notre volonté de nous tenir à ses côtés sur les plans politique, économique et social », a-t-il ajouté, annonçant une visite dans le Sud, où l'armée israélienne continue d'occuper environ 620 km2 du territoire et de mener des frappes quotidiennes.
Il s'est engagé à « orienter les efforts de la Ligue arabe vers tout ce qui sert les intérêts du Liban et de son État », et souligné que « l'activité politique et diplomatique concernant le Liban sera intensifiée ». « Les négociations du Liban avec Israël bénéficient d’un soutien arabe total », a lancé M. Fahmy, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle).
De son côté, Joseph Aoun a dénoncé les « violations quotidiennes » israéliennes sur le Sud, l'Etat hébreu n'ayant « pas respecté les termes » de l'accord-cadre signé le 26 juin à Washington. Ces attaque « ne mèneront à aucun résultat : elles renforceront l'attachement des Libanais à leur terre et empêchent l'Etat d'atteindre les objectifs fixés », notamment en terme de déploiement de l'armée libanaise dans le Sud et de désarmement du Hezbollah.
Le chef de l'Etat a réitéré que la diplomatie, « malgré les difficultés », reste la solution à laquelle est attaché le Liban, « car son coût est bien inférieur à celui de la guerre dévastatrice, dont les Libanais, et en particulier les habitants du Sud, paient le prix ». Il a donc dit accueillir « favorablement tout effort et toute initiative de la Ligue arabe visant à aider le Liban à surmonter cette période difficile ».
