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Le point à 19h : Netanyahu affirme que son armée restera au Liban-Sud jusqu’au désarmement du Hezbollah ; Araghchi appelle les États-Unis à accepter les conditions iraniennes

Voici le point des informations les plus importantes en ce dimanche soir.

Le point à 19h : Netanyahu affirme que son armée restera au Liban-Sud jusqu’au désarmement du Hezbollah ; Araghchi appelle les États-Unis à accepter les conditions iraniennes

Cette photographie, prise depuis le village de Zaoutar al-Gharbiye, dans le sud du Liban, montre des soldats israéliens — appuyés par un char — en train de mener des opérations de fouille entre des habitations dans le village voisin de Zaoutar al-Charkiye, le 17 octobre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu’Israël « restera dans la zone de sécurité au Liban-Sud jusqu’à ce que le Hezbollah soit désarmé », affirmant qu’il ne faisait pas confiance au gouvernement libanais pour mener à bien cette tâche, selon une interview accordée à Radio North 104.5 FM, publiée dimanche et rapportée par le quotidien israélien Maariv.

M. Netanyahu a qualifié le Liban-Sud de une zone de sécurité « exempte de tout réseau terroriste », soulignant que de nombreux villages qui étaient auparavant des bastions du Hezbollah ne l’étaient plus aujourd’hui. Il a ajouté qu’Israël poursuivra ses opérations militaires « autant que nécessaire » et s’est engagé à éliminer définitivement le parti chiite, « même s’il est affaibli et n’est plus que l’ombre de lui-même ».

Pourquoi c’est important

A un moment où les pourparlers libano-israéliens devraient recommencer à Tampa en Floride le 20 octobre, cette affirmation du Premier ministre israélien dévoile une intransigeance qui tranche avec la volonté libanaise de demander un retrait israélien complet du Sud. Plus tôt dans la journée, le chef de l’État Joseph Aoun avait affirmé en recevant une délégation française que les négociateurs libanais seront présents en Floride afin de présenter les revendications de Beyrouth en vue de mettre fin à l'escalade israélienne dans le Sud. Celle-ci n’a d'ailleurs fait que se confirmer durant le week-end.

Les propos de Benjamin Netanyahu sont à placer dans le contexte des élections législatives qui auront lieu le 27 octobre, et qui s’annoncent serrées pour le Premier ministre. Celui-ci cherche par conséquent à défendre son bilan au Liban-Sud. En soirée, il a reçu le « soutien plein et entier » du président américain Donald Trump, dans un message sur son réseau Truth Social. Benjamin Netanyahu n’a pas tardé à le remercier « pour cet immense appui ».

A l’occasion de la visite d’une délégation française présidée par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le président de la République Joseph Aoun, le président du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre Nawaf Salam ont plaidé pour un maintien de la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban (Finul). L’objectif est d’éviter tout vide sécuritaire qui mettrait l’armée libanaise face à l’armée israélienne au Liban-Sud. M. Berry a déclaré à ses interlocuteurs que le Liban « aspirait à un rôle français » à cet égard.

Dans la perspective de la fin du mandat de la Finul (fin 2026), il convient de noter que la France est l’un des pays qui plaident pour une alternative à la force onusienne. Les États-Unis et Israël restent résolument hostiles à tout renouvellement du mandat de la Finul.

  • Le Parlement égyptien a reporté dimanche un vote très attendu pour autoriser un soutien militaire à l'Arabie saoudite face aux attaques des houthis pro-iraniens du Yémen. Le Parlement égyptien a décidé de prolonger les délibérations « pour donner à tous les députés la possibilité de prendre la parole et d'exprimer leur avis », a affirmé un parlementaire à l’AFP. Un autre a précisé que les débats se poursuivront lundi « afin que tous les députés puissent être entendus ».
  • Le ministre iranien des AE demande aux États-Unis d'accepter les conditions iraniennes pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Abbas Araghchi a déclaré à Bagdad que l’offre faite par l'Iran aux États-Unis de rouvrir le détroit d'Ormuz dans un délai de sept jours est toujours d'actualité. Les conditions posées par l’Iran comprennent, entre autres, la levée du blocus américain sur ses ports, l'abolition des sanctions américaines sur ses exportations de pétrole, ainsi que la fin des hostilités sur tous les fronts régionaux.
  • L’armée libanaise a bouclé le quartier dit « arabe » à Saadiyate (Chouf) suite à une dispute. L’incident a eu lieu samedi soir, faisant deux blessés. Il a impliqué plusieurs éléments du Hezbollah. Selon des informations puisées des réseaux sociaux, les soldats ont encerclé une salle de prière affiliée au parti chiite. Mais il est vite apparu, selon notre correspondant Mountasser Abdallah, que la dispute était à caractère privé. La région était jadis connue pour ses accrochages entre ceux qu’on appelle « les Arabes de Khaldé » et les miliciens du Hezbollah.
  • Une patrouille israélienne expulse des oléiculteurs de leurs terres au Liban-Sud. Une patrouille israélienne arrivée à l’improviste a empêché des agriculteurs de Kfarchouba (Hasbaya) de poursuivre les récoltes sur leurs terres. Auparavant, des agriculteurs de cette région avaient annoncé leur refus des conditions israéliennes, notamment la remise de leurs téléphones et de leurs cartes d’identité, ainsi qu'une limite de présence à 100 personnes et à 25 véhicules, avec interdiction à l’armée libanaise et à la Finul de les accompagner.
  • Emmanuel Macron s’adressera au Français à 20h, heure locale. Le bilan des manifestations de samedi en France qui n’ont pas complètement cessé dimanche est lourd, avec des centaines d’interpellations et de gardes à vue, plus de 1 500 commerces saccagés et des monuments historiques dégradés.



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu’Israël « restera dans la zone de sécurité au Liban-Sud jusqu’à ce que le Hezbollah soit désarmé », affirmant qu’il ne faisait pas confiance au gouvernement libanais pour mener à bien cette tâche, selon une interview accordée à Radio North 104.5 FM, publiée dimanche et rapportée par le quotidien israélien Maariv.M. Netanyahu a qualifié le Liban-Sud de une zone de sécurité « exempte de tout réseau terroriste », soulignant que de nombreux villages qui étaient auparavant des bastions du Hezbollah ne l’étaient plus aujourd’hui. Il a ajouté qu’Israël poursuivra ses opérations militaires « autant que nécessaire » et s’est engagé à éliminer définitivement le parti chiite, « même s’il est affaibli et n’est plus que...