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Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : Sissi convoque le Parlement en urgence pour approuver toute demande d’assistance militaire de Riyad; deux tankers touchés au large de l'Arabie Saoudite; au Liban-Sud, l'armée israélienne dynamite la maison d'un journaliste

Retrouvez notre tour d'horizon de l'actualité de ce samedi.

Le point à 14h : Sissi convoque le Parlement en urgence pour approuver toute demande d’assistance militaire de Riyad; deux tankers touchés au large de l'Arabie Saoudite; au Liban-Sud, l'armée israélienne dynamite la maison d'un journaliste

Cette capture d'écran tirée d'une vidéo de surveillance, diffusée lors d'une conférence de presse de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Riyad le 15 octobre 2026 et rendue disponible via AFPTV, montre ce que la coalition présente comme une attaque houthie contre l'aéroport international d'Abha, survenue le 7 octobre 2026. Photo AFPTV / AFP

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a convoqué samedi le Parlement égyptien en urgence pour approuver toute demande éventuelle d’assistance militaire de Riyad, rapporte le quotidien égyptien al-Ahram, alors que l’Arabie saoudite est visée depuis début octobre par des attaques quasi-quotidiennes des rebelles houthis pro-iraniens du Yémen.

Le président Sissi a affirmé que l'Égypte était prête à prendre les mesures demandées par l'Arabie saoudite pour défendre sa sécurité et sa souveraineté, subordonnant l'autorisation parlementaire à une demande de Riyad, a précisé la publication égyptienne. Il a ajouté que « l'Égypte et l'Arabie saoudite sont le cœur des nations arabes et islamiques », affirmant que « tout préjudice causé à l’un affecterait l’autre ». « L'Égypte n'acceptera aucune menace contre la sécurité ou les frontières du royaume (saoudien) », a-t-il insisté, assurant que la sécurité du Golfe faisait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne.

Selon le compte rendu de la présidence égyptienne, Abdel-Fattah al-Sissi a également rejeté les menaces pesant sur la sécurité de la mer Rouge et les voies maritimes internationales, identifiant la stabilité saoudienne et la désescalade régionale comme des priorités égyptiennes.

Le président égyptien, qui a fait état de profonds changements géopolitiques dans la région, a aussi déclaré que son pays était prêt à faire le nécessaire pour réduire les tensions régionales, résoudre la crise du Golfe, préserver la sécurité et la stabilité des pays de cette région et garantir la sécurité de la navigation maritime, selon la présidence.

Pourquoi c'est important

La décision de convoquer le Parlement égyptien en urgence pour autoriser une éventuelle assistance militaire à l’Arabie saoudite constitue un signal politique et stratégique important dans un contexte de tensions régionales. Face aux attaques des houthis, soutenus par l’Iran, contre le royaume saoudien, Le Caire affirme que la sécurité de Riyad fait partie intégrante de sa propre sécurité nationale. Cette initiative ne signifie pas qu’une intervention militaire égyptienne est imminente, mais qu’elle pourrait être envisagée à la demande de l’Arabie saoudite. Une telle intervention risquerait d’élargir le conflit et d’accentuer les tensions entre l’Iran et les pays arabes alliés de Riyad. L’Égypte cherche également à protéger ses intérêts économiques, notamment la navigation en mer Rouge et les revenus du canal de Suez. Cette annonce peut aussi servir de moyen de dissuasion à l’égard des houthis et renforcer la position diplomatique saoudienne. Elle illustre ainsi la volonté du Caire de jouer un rôle central dans la sécurité régionale, tout en affirmant officiellement privilégier la désescalade et la stabilité.

Au Liban, l'armée libanaise a entamé samedi matin un déploiement « renforcé » au sein de la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de l'incident survenu dans le secteur de la Galerie Semaan, à la lisière de cette banlieue, lors duquel des dizaines d'hommes armés du Hezbollah avaient encerclé une patrouille de la police judiciaire qui procédait à une saisie de médicaments dans des entrepôts, rapporte une source de l'institution militaire. Ces hommes s'étaient retirés après l’arrivée de l’armée sur les lieux. « Nous menons un déploiement plus important que d'habitude compte tenu de la situation, et des frictions survenues hier (vendredi, Ndlr) », précise-t-elle à L'Orient-Le Jour, tout en évoquant « des mesures de routine visant à maintenir la situation sécuritaire sous contrôle ». Des vidéos amateurs, circulant en ligne samedi matin, montrent l’arrivée dans la banlieue sud de véhicules militaires en provenance de Choueifate, situé juste au sud de la capitale.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a rapporté samedi que deux tankers avaient été touchés la veille au large de l'Arabie saoudite, dans les eaux du Golfe. Le premier, qui se trouvait à 68 milles marins (125 kms) au nord-est de la ville de Jubail, a été touché par un « projectile d'origine inconnue » et son équipage à été évacué, a indiqué l'agence, en ajoutant que « les membres d'équipage étaient sains et saufs » et qu'aucun impact environnemental n'avait été signalé à ce stade. L'UKMTO a ensuite fait état d'un deuxième incident survenu à 78 milles marins (144 kms) de la ville saoudienne. « Le capitaine d'un tanker a signalé avoir été pris pour cible par un tir de lance-roquettes (RPG) provenant d'une petite embarcation, ce qui a endommagé la partie arrière bâbord », a-t-elle rapporté. « Les membres d'équipage ont été localisés et sont sains et saufs », a ajouté l'agence en précisant que l'étendue des dégats et l'impact environnemental étaient inconnus à ce stade.

C’est dans ce cadre que les gardiens de la révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont affirmé samedi qu'un pétrolier était en feu dans le détroit d'Ormuz après avoir heurté une mine dans ce passage maritime au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

L'armée israélienne dynamite la maison du journaliste Radwan Mortada à Aïta el-Jabal et poursuit ses attaques au Liban-Sud. Samedi à l’aube, l’armée israélienne a dynamité plusieurs habitations à Aïta el Jabal (Bint Jbeil) parmi lesquelles celles du journaliste d'investigation Radwan Mortada qui travaille notamment pour le quotidien Al-Akhbar, et d'un habitant, Hussein Najm, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. D’autres dynamitages ont visé des structures à Beit Yahoun, à proximité d’un site religieux. Dans la soirée de vendredi à samedi, une explosion avait retenti à Jabal Hilal, situé entre Khiam et Ibl el-Saqi (Marjeyoun), résultant du dynamitage de plusieurs habitations. La détonation était d’une force telle qu’elle a été entendue dans toute la région.

Des lacunes à l’aéroport de Beyrouth risquent de retarder la reprise des vols directs entre le Liban et les États-Unis. Un nouvel obstacle se dresse sur la voie d’une reprise des vols directs entre le Liban et les États-Unis. Alors que le président Donald Trump a levé début octobre les restrictions qui entravaient ces liaisons depuis plusieurs décennies, un rapport de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) relève plusieurs lacunes à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), notamment l’absence de certification valide et de plan d’urgence.

Selon le texte consulté par l'agence Reuters, les moyens de lutte contre les incendies à AIB sont adaptés aux avions monocouloirs, mais pas aux appareils à deux couloirs utilisés pour les vols long-courriers. Le document relève également l’absence de plan d’urgence et l’expiration de la certification conditionnelle de l’aéroport. L'OACI constate aussi que l’autorité libanaise de l’aviation civile manque d’inspecteurs qualifiés pour superviser la délivrance des licences des contrôleurs aériens.

Les conclusions de l'OACI font suite à une mission d’assistance technique menée au Liban en juillet, qui a relevé des défaillances à l’aéroport et dans le système national de l’aviation civile. Réalisé à la demande de l’autorité libanaise de l’aviation civile, le rapport interne a été transmis aux responsables libanais en septembre.


Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi a convoqué samedi le Parlement égyptien en urgence pour approuver toute demande éventuelle d’assistance militaire de Riyad, rapporte le quotidien égyptien al-Ahram, alors que l’Arabie saoudite est visée depuis début octobre par des attaques quasi-quotidiennes des rebelles houthis pro-iraniens du Yémen. Le président Sissi a affirmé que l'Égypte était prête à prendre les mesures demandées par l'Arabie saoudite pour défendre sa sécurité et sa souveraineté, subordonnant l'autorisation parlementaire à une demande de Riyad, a précisé la publication égyptienne. Il a ajouté que « l'Égypte et l'Arabie saoudite sont le cœur des nations arabes et islamiques », affirmant que « tout préjudice causé à l’un affecterait l’autre ». « L'Égypte...
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