
Chère lectrice, cher lecteur,
Au milieu des ruines, enfouies sous une épaisse couche de poussière grise, des fleurs. À l’heure où la question de la reconstruction du Liban-Sud ravagé se pose, certains ont décidé de faire (re)vivre le Liban avec leurs propres moyens. Il y a les traces d’une nature que l’on espère voir renaître, les fonds marins de Tyr où les femmes prennent leur place, les rings où une championne libanaise repousse les limites.
Personne ne sait aujourd’hui si l’iris de Meis el-Jabal a refleuri sur les ruines du village frontalier anéanti, mais d’autres floraisons, elles, sont bien visibles. Dans les pages du Weekender cette semaine, il est question de ce que l’on choisit de faire grandir, de préserver et de transmettre : une langue qui refuse de parler seule, des livres qui font se rencontrer des publics et des recettes qui traversent les générations.
Bonne lecture !
Zeina


À la recherche de l’Iris perdu de Meis el-Jabal

D’une petite parcelle de terre à Meis el-Jabal à l’inconnu, l’« iris lortetii », cette fleur menacée d’extinction et ne poussant que certaines années, et uniquement dans le village aujourd’hui occupé par l’armée israélienne, est voué à disparaître du Liban. Clara Hage lui rend hommage en retraçant sa mémoire.

À Tyr, Zeina Hariri ouvre la plongée aux femmes

Zeina Hariri est partie d’un constat : vouloir faire de la plongée sous-marine quand on porte le hijab est un vrai casse-tête. Alors, elle a décidé de créer Inghimar, le premier club de plongée pour femme au Liban, où tout est adapté pour préserver la pudeur. Notre journaliste Ghadir Hamadi a suivi un groupe de dix amies venues découvrir les fonds marins.

Fatima Hassan, première Libanaise à être sacrée double championne du monde de muay-thaï

Originaire de Baalbeck, la jeune femme a tout fait pour poursuivre ses rêves, quitte à passer au-dessus des reflexions mysogynes qu’elle reçevait quand elle a voulu se lancer dans la boxe, à 20 ans. Aujourd’hui championne du monde, elle se livre sur son parcours auprès de notre journaliste Zeina Antonios.

Au Salon du livre de Beyrouth, deux publics, mille façons de se rencontrer

Il est encore temps de s’y rendre ! Le Salon du livre de Beyrouth fermera ses portes le 18 octobre et de nombreuses animations sont encore prévues pendant ce week-end, pour toutes les langues et toutes les générations. Pour vous donner un aperçu, Rana Najjar vous propose un reportage immersif entre les stands.

« Au Liban, la francophonie ne veut plus parler toute seule » : le pari de Christophe Musitelli

Accompagnement éducatif pour les élèves du Liban-Sud, décentralisation du français, lien social et particularités géographiques, Christophe Musitelli, directeur de l’Institut français du Liban, revient pour « L’Orient-Le Jour » sur les nouveaux défis de la langue française dans le pays.

Ghida Ladki : Un téléphone, des radis marinés et la cuisine libanaise en héritage

Après une vie de bureau à Londres, Ghida Ladki, alias « Ghida’s kitchen » décide de tout plaquer pour créer des vidéos de cuisine, dans un premier temps en anglais. Mais c’est quand elle se lance en arabe qu’elle trouve son public… avec une vidéo de radis marinés. Anne Ilcinkas revient sur le parcours de cette mère de famille, devenue star des réseaux sociaux.

Le palais Beit al-Noor à Marrakech, un peu du Maroc, un peu du Liban, et un beau mélange de cultures

Dans la ville ocre, Joëlle Dagher et Nicolas Delsuc ont transformé trois bâtiments anciens en une « maison de lumière ». Une maison traditionnelle marocaine, une architecte libanaise et la naissance de Beit al-Noor : un paradis au milieu du quartier tranquille de Zaouia el-Abassia.