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Dernières Infos - Turquie

Le PKK reproche à Ankara son inaction et affirme avoir retiré ses combattants


Une femme kurde brandissant un drapeau à l'effigie du chef du PKK, Abdullah Ocalan, lors d'un rassemblement au Kurdistan irakien, le 27 février 2025. Photo d'illustration AFP / Mohammad Shwan

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a dénoncé jeudi l'inaction d'Ankara dans le processus de paix entamé en 2024, affirmant via l'agence de presse kurde avoir retiré « il y a quelques jours » tous ses combattants du territoire turc.

Le Parlement turc avait adopté début août une loi historique ouvrant la voie à la réintégration des combattants du PKK, étape majeure du processus de paix visant à mettre fin à plus de quatre décennies d'une guérilla qui a fait quelque 50.000 morts, selon Ankara. Le mouvement accuse le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan de ne pas poursuivre le processus suffisamment sincèrement et rapidement.

La rébellion kurde, « afin d'empêcher le gouvernement de l'AKP (parti au pouvoir, ndlr) de se chercher des excuses ou de justifier son approche insuffisante du processus, a complètement retiré il y a quelques jours (ses) forces se trouvant en Turquie, lesquelles ne représentaient aucun risque de conflit », a déclaré le mouvement à l'agence kurde Firat (ANF). « Nous avons également évacué, à peu près au même moment, les quatre tunnels de guerre et positions à Metina, à l'ouest de Zap (en Irak, ndlr) afin que l'État turc ne les perçoive pas comme une menace », a ajouté le mouvement. L'armée turque avait, à plusieurs reprises, frappé cette région notamment lors d'une vaste opération en avril 2022. « Nous avons retiré toutes nos forces armées se trouvant à l'intérieur et à l'extérieur de la Turquie, susceptibles d'être considérées comme proches de la frontière », a insisté le PKK en précisant que « les exigences de notre stratégie visant à mettre fin à la lutte armée contre la Turquie et à entrer dans une lutte politique démocratique ont été pleinement remplies ». En revanche selon lui, depuis le vote de la loi en août, « le gouvernement de l'AKP n'a pris aucune mesure supplémentaire ».

Dans le cadre de ce processus de paix historique, quatre sous-commissions ont été récemment créées par Ankara afin de superviser la dissolution du PKK, annoncée l'an passé en réponse à un appel en ce sens de son chef historique, Abdullah Öcalan. L'une d'elles, consacrée au dépôt des armes du PKK, accueillera M. Öcalan lui même, sans que celui-ci ne soit toutefois autorisé à quitter sa prison. Il s'agissait d'une demande, entre autres, du parti prokurde DEM, partie prenante du processus de paix.

La loi adoptée début août ne précisait pas quel sort serait réservé à Öcalan. Âgé de 77 ans et emprisonné depuis 1999 à l'isolement sur l'île-prison d'Imrali, au sud d'Istanbul, il purge une peine de prison à perpétuité.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a dénoncé jeudi l'inaction d'Ankara dans le processus de paix entamé en 2024, affirmant via l'agence de presse kurde avoir retiré « il y a quelques jours » tous ses combattants du territoire turc.Le Parlement turc avait adopté début août une loi historique ouvrant la voie à la réintégration des combattants du PKK, étape majeure du processus de paix visant à mettre fin à plus de quatre décennies d'une guérilla qui a fait quelque 50.000 morts, selon Ankara. Le mouvement accuse le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan de ne pas poursuivre le processus suffisamment sincèrement et rapidement. La rébellion kurde, « afin d'empêcher le gouvernement de l'AKP (parti au pouvoir, ndlr) de se chercher des excuses ou de justifier son approche...