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Monde - point actu

Le point à 19h : Des flammes et de la fumée près d’un site d’Aramco, à proximité de Riyad ; les Houthis accusent l’Arabie Saoudite d’avoir effectué 56 raids contre Sanaa.

L'escalade entre le royaume wahhabite et les rebelles du Yémen se confirmera-t-elle ? L'Orient-Le Jour fait le point sur les éléments les plus importants de l'actualité locale et régionale, ce samedi soir.

Le point à 19h : Des flammes et de la fumée près d’un site d’Aramco, à proximité de Riyad ; les Houthis accusent l’Arabie Saoudite d’avoir effectué 56 raids contre Sanaa.

De la fumée s'élève d'un incendie à la raffinerie Aramco au sud de Riyad, en Arabie saoudite, le 3 octobre 2026. Photo prise avec un téléphone portable. Photo REUTERS

L’info du jour

Deux incidents qui pourraient être liés ont eu lieu samedi à Riyad et à Sanaa : à proximité de Riyad, des flammes et de la fumée se sont élevés près d’un site d’Aramco. A Sanaa, les houthis accusent l’Arabie Saoudite d’avoir effectué 56 raids contre la capitale yéménite.

Des flammes et de la fumée se sont élevées samedi d'une installation appartenant au géant pétrolier saoudien Aramco, au sud de la capitale du royaume, Riyad, a constaté un journaliste de l’AFP. Les autorités saoudiennes n’ont pas immédiatement confirmé l’incendie. Aramco n’a pas réagi non plus. Les flammes et la fumée se seraient élevées après des frappes sur Sanaa. Selon les Houthis pro-iraniens, Riyad a procédé à 26 opérations contre Sanaa où de fortes explosions ont été entendues dans la journée, indique un média du groupe, alors que la guerre civile ravivée dans le pays s’intensifie. Des « avions ennemis » du royaume qui soutient le gouvernement yéménite ont pris pour cible la capitale, a indiqué la chaîne Almasirah proche des Houtis.

Les circonstances des faits demeurent floues, mais ces dernières semaines, Aramco, dont l’État saoudien est l’actionnaire majoritaire, a été la cible d’attaques des Houthis pro-iraniens du Yémen, engagés dans une guerre contre le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Riyad. Les Houthis avaient aussi accusé l’Arabie saoudite d’avoir bombardé Sanaa dans la nuit de jeudi à vendredi.

Pourquoi est-ce important ?

Les deux faits qui se sont déroulés samedi pourraient être le signe d’une nouvelle escalade directe entre l’Arabie Saoudite et les rebelles du Yémen. Mais pour l’instant, l’incendie à Riyad n’a pas été attribué. Ni les autorités saoudiennes ni Aramco n’ont confirmé la cause, et aucun groupe n’en a revendiqué la responsabilité.

Vendredi, l'agence Reuters rapportait que Riyad préparait potentiellement une offensive importante contre les Houthis, afin notamment de reprendre le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, devenu particulièrement stratégique depuis que le détroit d’Ormuz est fortement perturbé par la guerre avec l’Iran. Si les attaques réciproques d'aujourd'hui se confirment, elles pourraient conduire à une escalade beaucoup plus large.

De plus, une attaque contre une infrastructure majeure d’Aramco pourrait avoir des conséquences sur les exportations, les prix du pétrole et le transport maritime.

Sur quoi il faut garder un œil

L'enquête sur l'attaque à bord d'un avion de Flydubai qui se dirigeait vers Israël a qualifié d'« acte terroriste » l'agression perpétrée par le copilote, a rapporté samedi un média officiel émirati, citant le procureur général Hamad Saïf al-Chamsi. L'avion qui transportait des passagers en majorité israéliens, avait dû atterrir mercredi en urgence en Arabie saoudite.

Les investigations, menées par les autorités émiraties, ont révélé que le copilote « avait commencé à mettre à exécution un acte terroriste », a poursuivi le procureur général. Il a précisé que le suspect a « agressé le commandant de bord dans le cockpit à l'aide de la hache de secours » de la cabine de pilotage, et tenté « de prendre les commandes de l'avion ».

L'enquête se poursuit « afin d'établir toutes les circonstances de l'attaque et ses motivations », a-t-il indiqué. Il n'a pas révélé la nationalité du copilote, en détention aux Émirats arabes unis, même si une source saoudienne a indiqué qu'il était omanais.

Dans le reste de l’actu

  • Au Liban-Sud, après avoir dynamité samedi à l’aube l’école publique complémentaire de Jabal Amel à Houla (Marjeyoun), l'armée israélienne a poursuivi ses explosions d'autres structures dans la journée, à Talloussé (Marjeyoun), Aïtaroun, Beit Yahoun (Bint Jbeil) et Mansouri (Tyr). Parallèlement, elle continue de bombarder des villages. Des raids aériens ont visé Wadi Houjeir et Bani Hayyan (Marjeyoun), ainsi que les abords de Nabatiyé el-Faouqa. À l’aube aussi, une habitation a été bombardée par un avion sur la flanc ouest de Meis el-Jabal (Marjeyoun). L'artillerie israélienne était également particulièrement active, alors que les raids aériens semblaient moins nombreux: Elle s'est acharnée en début d’après-midi sur Mansouri et Wadi el-Slouki. Dans la matinée, elle était déjà active sur Wadi el-Slouki, Zaoutar el-Charqiyé, Qabrikha, Bani Hayyan, Kfar Remmane et Nabatiyé al-Faouqa.


  • A Gaza, où on compte cinq morts dans une frappe aérienne israélienne nocturne, l’État hébreu affirme avoir « éliminé » deux chefs du Jihad islamique. Cinq Palestiniens, dont quatre femmes, ont été tués dans une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit de vendredi à samedi contre un appartement dans la ville de Gaza, selon la Défense civile et un hôpital. Selon des médias israéliens, l’armée visait Ali al-Amoudi, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas. L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué avoir « éliminé » dans des « frappes aériennes » séparées deux chefs du Jihad islamique rattachés à l'unité militaire chargée des missiles, Ahmad Mahmoud Harb al-Ramlawi et Mounir Ibrahim al-Masri. Selon un responsable du complexe médical al-Chifa, les cinq victimes étaient deux femmes et leurs filles respectives, ainsi qu’un jeune homme. La Défense civile, organisme de premiers secours dans le territoire palestinien, a confirmé à l’AFP le transfert à l'hôpital de « cinq dépouilles mortelles et plusieurs blessés » après la frappe. L'appartement visé a été touché par deux missiles, provoquant un incendie et « d’importants dégâts », a déclaré son porte-parole, Mahmoud Bassal. Le responsable de al-Chifa a indiqué que deux des victimes étaient chrétiennes. Leurs funérailles ont eu lieu dans la petite église grecque orthodoxe de Saint Porphyre dans la ville de Gaza.


  • En Éthiopie, les forces tigréennes ont abandonné Mekele, capitale du Tigré. Les troupes des autorités rebelles de l’État régional éthiopien du Tigré, qui affrontent l'armée fédérale éthiopienne depuis le 23 septembre dans le nord de l’Éthiopie, quittent en masse samedi la capitale régionale Mekele, de laquelle se rapprochent les forces fédérales, a rapporté un journaliste local à l'AFP. A ce stade, les forces fédérales éthiopiennes ne sont pas entrées dans Mekele, selon ce journaliste sur place, mais « les dirigeants et les troupes du TPLF sont en train de quitter la ville ».


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