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Politique - Syrie

Damas annonce l’arrestation d’une cellule affiliée au Hezbollah près du Golan

Le communiqué des forces de sécurité fait état d'une « tentative de la cellule de préparer des plateformes de lancement de roquettes en vue de mener des attaques », dont il ne précise pas les cibles.

Des combattants affiliés aux nouvelles autorités syriennes, qui ont succédé au régime de Bachar el-Assad, participent à un défilé militaire à Damas, le 27 décembre 2024. Photo d'archives Omar Haj Kadour/AFP

Les autorités syriennes ont annoncé mardi avoir arrêté dans la province de Deraa, dans le sud du pays près du plateau du Golan occupé par Israël, trois membres d'une cellule « affiliée au Hezbollah » qui projetait selon elles des attaques, notamment le lancement de roquettes.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au parti chiite libanais, qui a combattu aux côtés du précédent pouvoir de Bachar el-Assad durant la guerre civile. L'annonce de l'arrestation est intervenue quelques heures après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait état d' « indices » sur de possibles attaques contre son pays avant les législatives du 27 octobre.

Les services de renseignement et les forces de sécurité « ont déjoué un projet de sabotage dans le bassin du Yarmouk, dans la province de Deraa, et arrêté une cellule affiliée au Hezbollah composée de trois individus », peut-on lire dans un communiqué des forces de sécurité. La région, où les médias d’Etat syriens ont déjà signalé des incursions et bombardements israéliens, borde le plateau du Golan syrien annexé par Israël ainsi que la Jordanie. Le communiqué fait état d'une « tentative de la cellule de préparer des plateformes de lancement de roquettes en vue de mener des attaques destinées à déstabiliser la sécurité et la stabilité », dont il ne précise pas les cibles.

Les autorités syriennes ont déjà affirmé avoir démantelé plusieurs cellules liées au Hezbollah préparant des attaques en Syrie, des accusations rejetées par le mouvement. Elles ont aussi annoncé plusieurs saisies d’armes, selon elles destinées au Hezbollah, qui a perdu une route d’approvisionnement clé depuis l’Iran avec la chute du clan Assad en décembre 2024.

À plusieurs reprises ces derniers mois, Washington a fait allusion à un rôle que pourrait jouer Damas pour venir à bout du Hezbollah. Ce à quoi le président syrien Ahmad el-Chareh a rétorqué que son pays n'avait pas l'intention d'intervenir militairement au Liban. La semaine dernière, depuis New York, il avait souligné que la Syrie veut « renforcer les autorités libanaises, pour qu'elles aient de meilleures institutions, pour qu'aucune arme ne soit utilisée en dehors de l'État de droit », alors que les autorités libanaises se sont engagées à désarmer le groupe pro-iranien.

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en tirant des roquettes sur Israël, qui a riposté par de meurtriers bombardements et une invasion terrestre. Si Israël poursuit des frappes au Liban, et y occupé plus de 600 km2 le long de la frontière sud, le Hezbollah n'a plus revendiqué d'attaque contre ce pays après un cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran le 20 juin.

Depuis la chute de Bachar el-Assad, Israël a pour sa part mené des centaines de frappes en Syrie et déployé des troupes dans une zone tampon de l’ONU qui séparait ses forces des troupes syriennes sur le Golan. Il a également mené des incursions plus en profondeur en territoire syrien, et y réclame une zone démilitarisée dans le sud. Israël a conquis la majeure partie du plateau du Golan en 1967, puis l'a annexée, une décision reconnue seulement par Washington et Bogota.

Les autorités syriennes ont annoncé mardi avoir arrêté dans la province de Deraa, dans le sud du pays près du plateau du Golan occupé par Israël, trois membres d'une cellule « affiliée au Hezbollah » qui projetait selon elles des attaques, notamment le lancement de roquettes. Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au parti chiite libanais, qui a combattu aux côtés du précédent pouvoir de Bachar el-Assad durant la guerre civile. L'annonce de l'arrestation est intervenue quelques heures après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a fait état d' « indices » sur de possibles attaques contre son pays avant les législatives du 27 octobre.Les services de renseignement et les forces de sécurité « ont déjoué un projet de sabotage dans le bassin du Yarmouk, dans la province de...
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