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Société - Justice

Présentation d'une demande de remise en liberté de Riad Salamé

L’ancien gouverneur de la BDL est détenu à l’hôpital de Dahr el-Bachek, où il a été transféré en août après avoir décidé de s’abstenir de s’alimenter et de prendre ses médicaments.

Présentation d'une demande de remise en liberté de Riad Salamé

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, le 20 décembre 2021. Photo d'achives Joseph Eid / AFP

Les conseils de l’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ont annoncé avoir présenté au premier juge d’instruction de Beyrouth, Roula Othman, une demande de remise en liberté « fondée sur des motifs juridiques, des éléments matériels, ainsi que des raisons de santé », selon un communiqué de son avocat, Wassim Ghaoui, qui, contacté par L’Orient-Le Jour, estime que le juge devrait se prononcer d’ici au début de la semaine prochaine.

La demande intervient plus d’un mois et demi après l’arrestation de Riad Salamé, le 31 juillet 2026, par le procureur général près la Cour de cassation, puis son placement en détention préventive par le parquet général près la Cour d’appel le 12 août. L’ancien gouverneur est détenu à l’hôpital gouvernemental de Dahr el-Bachek, où il a été transféré en août depuis la prison de Roumié après avoir décidé de s’abstenir de s’alimenter et de prendre ses médicaments pour protester contre son incarcération.

Riad Salamé, également visé par plusieurs procédures judiciaires au Liban et à l’étranger, notamment pour des faits de corruption présumés qu’il conteste, avait fait l’objet d’un mandat d’amener fin juillet après qu'il ne s'est pas présenté à une audience convoquée par le procureur général près la Cour de cassation, Rami el-Hajj.

L’affaire en cours d’instruction a été déclenchée dans la plainte déposée et annoncée en janvier dernier par le gouverneur actuel de la BDL, Karim Souhaid, contre Riad Salamé et l'ex-PDG de Bank Audi Samir Hanna. Elle porte notamment sur des actions acquises en 2010 par un groupe d’investisseurs, réunis par Bank Audi, auprès de la société égyptienne EFG Hermes, qui était alors le principal actionnaire de la banque libanaise.

Selon une source proche du dossier : EFG Hermes avait cédé l’intégralité de sa participation dans Bank Audi, pour un montant d’environ 900 millions de dollars ; une société établie aux îles Caïmans, MOSF, avait ensuite alors acquis une partie des actions de Bank Audi en émettant, en contrepartie, des obligations garanties à la fois par ces actions et par le crédit de Bank Audi. La BDL avait enfin souscrit, à hauteur de 153 millions de dollars, à ces obligations.

Wassim Ghaoui affirme que « contrairement à l’acte de saisine à l’origine des poursuites engagées contre Riad Salamé pour détournement de fonds de la BDL, la partie civile, à savoir la BDL elle-même, a explicitement confirmé que le prêt accordé à Bank Audi en 2010 avait été décidé par le Conseil central et non personnellement par le gouverneur », un argument qu'il avait déjà mis en avant dans d'autres étapes de la procédure. Il ajoute que « ce prêt avait été intégralement remboursé en 2012, avec un intérêt de 5 %, dont le montant s’élevait à 33 millions de dollars. Le deuxième prêt, accordé en 2014, avait lui aussi été intégralement remboursé en 2016, avec un intérêt de 6,5 % ».

La juge d’instruction de Beyrouth Shéhérazade Nasser, qui a interrogé Riad Salamé le 12 août 2026, « a délivré à son encontre un mandat de dépôt sans exposer les motifs factuels et matériels » de sa décision et « sans respecter les conditions minimales du placement en détention préventive prévues par l’article 107 du Code de procédure pénale », selon la même source. L'avocat Ghaoui fait enfin état de « rapports médicaux » attestant de la fragilité de l’état de santé de l’ex-gouverneur et de risques pour « sa vie et son intégrité physique ».

Les conseils de l’ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ont annoncé avoir présenté au premier juge d’instruction de Beyrouth, Roula Othman, une demande de remise en liberté « fondée sur des motifs juridiques, des éléments matériels, ainsi que des raisons de santé », selon un communiqué de son avocat, Wassim Ghaoui, qui, contacté par L’Orient-Le Jour, estime que le juge devrait se prononcer d’ici au début de la semaine prochaine.La demande intervient plus d’un mois et demi après l’arrestation de Riad Salamé, le 31 juillet 2026, par le procureur général près la Cour de cassation, puis son placement en détention préventive par le parquet général près la Cour d’appel le 12 août. L’ancien gouverneur est détenu à l’hôpital gouvernemental de Dahr el-Bachek, où il a été...
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