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Politique - Liban-Sud

Après Joseph Aoun, Michel Issa se rend à Zaoutar el-Gharbiyé sous un dispositif de sécurité renforcé

Contrairement à ce qui avait été convenu, l'ambassadeur s'est d'abord rendu au niveau du pont de Qaqaïyet el-Jisr, avant de retourner sur la place du village.

Après Joseph Aoun, Michel Issa se rend à Zaoutar el-Gharbiyé sous un dispositif de sécurité renforcé

L'artillerie israélienne bombarde les cibles de la crête Ali Taher le 15 septembre 2026. Photo envoyée par Muntasser Abdallah

Emboîtant le pas au président de la République Joseph Aoun, l'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, s'est rendu tôt dans la matinée de mardi à Zaoutar el-Gharbiyé (caza de Nabatiyé), parallèlement à la poursuite des attaques israéliennes sur plusieurs localités du Liban-Sud. Il était accompagné d’une délégation du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR).

L'ambassadeur américain, qui avait rencontré au début du mois le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Tel-Aviv, a effectué sa visite sous un dispositif sécuritaire renforcé. Après s'être rendu à l'église de l'Annonciation, le diplomate a d'abord immédiatement quitté le village, provoquant le mécontentement du président du conseil municipal, qui attendait la poursuite de la visite sur la place du village, et avec lequel le diplomate avait coordonné la visite au préalable, selon notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. L’équipe chargée de la sécurité du diplomate aurait tout simplement eu recours à des mesures destinées à brouiller le programme de la tournée.

Contrairement à ce qui avait été convenu, l'ambassadeur s'est d'abord rendu au niveau du pont de Qaqaïyet el-Jisr, avant de retourner sur la place du village. La route reliant la localité de Qaqaïyet el-Jisr, au nord du fleuve Litani, à Froun, au sud du cours d'eau, avait été rouverte la veille, permettant un retour à la normale du trafic après les perturbations causées par les frappes israéliennes qui avaient détruit ce pont reliant le caza de Nabatiyé à celui de Bint Jbeil, au Liban-Sud.

Le chef de l’État avait effectué samedi une visite surprise à Zaoutar el-Gharbiyé, après s'être rendu dans la ville de Nabatiyé, accompagné du commandement de l'armée libanaise. Le village est l’une des trois seules « zones pilotes » désignées jusqu'à présent, devant permettre le retrait de l'armée israélienne parallèlement au désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise, selon les termes de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, signé fin juin sous égide américaine.

Dimanche, l'ambassadeur avait pris place à la commémoration place Sassine en l'honneur de l'ancien président et fondateur des Forces libanaises Bachir Gemayel, à l'occasion de l'anniversaire de son assassinat le 14 septembre 1982.

Une école détruite à Kfar Tebnit, appel entre Araghchi et Berry

L'armée israélienne a quant à elle pilonné à l'artillerie dans la matinée de mardi une zone du village même de Zaoutar el-Gharbiyé, la crête de Ali Taher dans la même région, ainsi que Mansouri (caza de Tyr) et les environs de Kfarchouba (caza de Hasbaya). Dans la nuit de lundi à mardi, les forces d'occupation ont poursuivi par ailleurs leurs démolitions systématiques à Mansouri, où trois explosions ont été signalées. Elles ont également procédé à un dynamitage à la périphérie de Baraachit et Kounine (caza de Bint Jbeil).

L’armée israélienne avait détruit lundi le bâtiment de l’école publique Martyr Mahmoud Fakih dans le village de Kfar Tebnit (caza de Nabatiyé), une attaque qualifiée par le village de « crime odieux ». La municipalité a appelé la communauté internationale ainsi que les « institutions éducatives et humanitaires du monde entier » à condamner ces attaques, et assuré aux habitants du village que « l’éducation ne s’arrêtera pas ». Depuis plusieurs semaines, l’armée israélienne procède quotidiennement à des démolitions dans les villages qu'elle occupe au Liban-Sud.

Dans la soirée lundi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s’était entretenu avec le président du Parlement libanais Nabih Berry, réaffirmant « l’engagement de l’Iran à préserver la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale du Liban face à l’agression israélienne », et assurant du « plein soutien de la République islamique à la résistance digne du Liban contre l’occupation et l’agression du régime israélien », selon l’agence officieuse iranienne Fars. Les deux responsables avaient aussi évoqué la nécessité de « renforcer la coordination entre les pays de la région pour faire face aux ambitions hégémoniques et à la politique belliciste du régime israélien contre le Liban et d’autres pays de la région ».

Le président du Parlement libanais a pour sa part remercié la République islamique d’Iran pour « son soutien au Liban » et informé son interlocuteur de la « situation dans le sud du pays ». Évoquant les attaques israéliennes au Liban, M. Berry avait souligné la « responsabilité juridique et morale de la communauté internationale et des pays islamiques d’arrêter les violations du droit international par le régime occupant, de tenir les responsables des crimes pour comptables et de les sanctionner ».

Bien que les négociations piétinent entre Beyrouth et Tel-Aviv, en raison du refus du Hezbollah de désarmer et d'Israël de se retirer du Liban-Sud et cesser ses attaques destructrices, une réunion est prévue mardi entre l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadé Moawad, et son homologue israélien Yechiel Leiter pour discuter de l’accord-cadre.

Emboîtant le pas au président de la République Joseph Aoun, l'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, s'est rendu tôt dans la matinée de mardi à Zaoutar el-Gharbiyé (caza de Nabatiyé), parallèlement à la poursuite des attaques israéliennes sur plusieurs localités du Liban-Sud. Il était accompagné d’une délégation du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR).L'ambassadeur américain, qui avait rencontré au début du mois le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Tel-Aviv, a effectué sa visite sous un dispositif sécuritaire renforcé. Après s'être rendu à l'église de l'Annonciation, le diplomate a d'abord immédiatement quitté le village, provoquant le mécontentement du président du conseil municipal, qui attendait la poursuite de la visite sur la...
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