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Société - Grand Angle

Rentrée scolaire : pour les déplacés du Liban-Sud, la plongée dans l’inconnu

Les élèves des écoles situées dans des zones à risque doivent être accueillis dans des établissements plus à l’écart pour permettre une rentrée en présentiel, inenvisageable pour les zones occupées.

Rentrée scolaire : pour les déplacés du Liban-Sud, la plongée dans l’inconnu

Des enfants regardent les ruines de l’école publique de Bourj Qalaouiyé détruite par une frappe israélienne, durant une tournée dans le Liban-Sud de la ministre de l’Éducation, Rima Karamé, le 2 septembre 2026. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

Aya ignore la date et le lieu de sa rentrée scolaire. Pour le déterminer, il faudrait que la jeune fille de 18 ans sache où elle résidera dans les prochains jours. Avec le regain des bombardements israéliens dans la région de Nabatiyé autour de la stratégique colline de Ali Taher, sa famille, originaire du village frontalier de Meis el-Jabal, s’apprête à fuir la bourgade de Kfar Jouz où elle avait posé ses bagages après la trêve théorique fin juin. Depuis trois ans, le cursus d’Aya est interrompu par des déplacements forcés. « Après avoir fui Meis el-Jabal fin 2023, j’ai suivi les cours à distance. Après la guerre de 66 jours (septembre-novembre 2024), l’école détruite a rouvert dans des préfabriqués et j’ai repris les cours en présentiel. Avec le retour de la guerre en mars, nous avons de nouveau fui, cette fois à Maghdouché. Là, j’ai...
Aya ignore la date et le lieu de sa rentrée scolaire. Pour le déterminer, il faudrait que la jeune fille de 18 ans sache où elle résidera dans les prochains jours. Avec le regain des bombardements israéliens dans la région de Nabatiyé autour de la stratégique colline de Ali Taher, sa famille, originaire du village frontalier de Meis el-Jabal, s’apprête à fuir la bourgade de Kfar Jouz où elle avait posé ses bagages après la trêve théorique fin juin. Depuis trois ans, le cursus d’Aya est interrompu par des déplacements forcés. « Après avoir fui Meis el-Jabal fin 2023, j’ai suivi les cours à distance. Après la guerre de 66 jours (septembre-novembre 2024), l’école détruite a rouvert dans des préfabriqués et j’ai repris les cours en présentiel. Avec le retour de la guerre en mars, nous avons de nouveau fui,...
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