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Économie - Réformes

Le FMI « salue » officiellement les récents amendements à la loi de résolution bancaire au Liban

« La mise en œuvre effective de ce nouveau cadre de résolution bancaire est essentielle », a souligné le représentant du Fonds à Beyrouth.

Le FMI « salue » officiellement les récents amendements à la loi de résolution bancaire au Liban

Une plaque portant l’emblème du Fonds monétaire international au siège de l'organisation à Washington, le 21 avril 2025. Photo d'archives Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué jeudi les amendements à la loi de résolution bancaire votés par le Parlement libanais, dans une première réaction officielle de l’institution que le Liban démarche depuis 2020 pour tenter de décrocher un programme d’assistance financière conditionné à la mise en œuvre de réformes.

« Nous saluons les amendements à la loi sur la résolution bancaire approuvés la semaine dernière par le Parlement libanais, qui constituent une étape majeure vers l’alignement de cette loi sur les meilleures pratiques internationales », a déclaré le représentant au Liban du FMI, Federico Lima, qui achève son mandat cette semaine, dans une déclaration transmise à L’Orient-Le Jour et à l'agence Reuters.

Federico Lima a cependant souligné que « la mise en œuvre effective de ce nouveau cadre de résolution bancaire est essentielle », une remarque qui renvoie à un problème récurrent au Liban, où de bons dispositifs législatifs restent inopérants faute d’accord politique pour adopter les décrets d’exécution nécessaires, nommer les membres des autorités de régulation instituées, ou même faire appliquer par les autorités concernées des textes pourtant dûment votés et juridiquement opérationnels.

Poursuite des discussions

Le représentant du FMI a également indiqué que le Fonds « poursuit les discussions avec les autorités libanaises sur les améliorations nécessaires pour aligner le projet de loi sur la stabilisation financière et le recouvrement des dépôts sur les principes internationaux, afin que le secteur bancaire puisse être restructuré et que les déposants puissent progressivement avoir accès à leurs dépôts ».

La loi de résolution bancaire fait partie de la poignée de textes critiques que le Liban doit adopter et faire appliquer pour convaincre le FMI de commencer à lui faire confiance, en commençant par conclure un nouvel accord préliminaire (Staff-Level Agreement), prélude à un éventuel accord du conseil d’administration du Fonds sur un programme ferme. Après des décennies de dépenses excessives de la part de l’élite dirigeante du pays, qui ont précipité l’économie dans une grave crise à la fin de 2019, les banques ont imposé à partir de cette année-là de vastes restrictions sur les mouvements de capitaux, privant les déposants de l’accès à leurs comptes, et ont cessé d’accorder des prêts.

Les amendements votés doivent corriger le tir du Parlement, qui avait adopté à l’été 2025 une loi de résolution bancaire jugée non conforme aux standards internationaux sur plusieurs points. Le gouvernement avait ensuite renvoyé, après environ un an, un projet de loi avec des amendements approuvés par le Fonds à la commission des Finances, qui a une nouvelle fois procédé à certaines modifications dénaturant le texte, en suivant notamment les recommandations du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid, qui s’oppose au Fonds sur certains points.

Lors de la séance de jeudi dernier, le ministre des Finances, Yassine Jaber, a poussé pour revenir à la version du gouvernement sur certains articles, comme il l’avait fait à distance en avril 2025 pour la loi amendant celle qui avait partiellement aboli le secret bancaire au Liban, un autre texte critique qui avait également été modifié par les députés — cette fois en commissions mixtes — avant le vote. Le FMI avait alors fait part de sa déception lors des réunions de printemps, auxquelles une délégation menée par le ministre s’était rendue.

Si le député Alain Aoun, membre de la commission parlementaire des Finances et du Budget (ex-Courant patriotique libre, CPL aouniste), a déclaré jeudi à Reuters que le Parlement avait « satisfait à 99 % » des demandes du FMI, les amendements décidés s’en écartent sur plusieurs points, dont certains particulièrement sensibles, malgré les tentatives du ministre des Finances de redresser la barre.

À noter également que le directeur régional du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, Jihad Azour, a effectué ces derniers jours des visites au président Joseph Aoun, au Premier ministre Nawaf Salam et au président du Parlement, Nabih Berry. Selon une source au FMI, l’ancien ministre libanais des Finances est toutefois en vacances et ces visites n’ont aucun lien avec le dossier libanais, qu’il ne commente pas et sur lequel il n’intervient pas.

Le Fonds monétaire international (FMI) a salué jeudi les amendements à la loi de résolution bancaire votés par le Parlement libanais, dans une première réaction officielle de l’institution que le Liban démarche depuis 2020 pour tenter de décrocher un programme d’assistance financière conditionné à la mise en œuvre de réformes.« Nous saluons les amendements à la loi sur la résolution bancaire approuvés la semaine dernière par le Parlement libanais, qui constituent une étape majeure vers l’alignement de cette loi sur les meilleures pratiques internationales », a déclaré le représentant au Liban du FMI, Federico Lima, qui achève son mandat cette semaine, dans une déclaration transmise à L’Orient-Le Jour et à l'agence Reuters.Federico Lima a cependant souligné que « la mise en œuvre effective de ce...
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