Un avion de la compagnie israélienne El Al sur le tarmac de l'aéroport Ben Gourion, près de Lod, le 2 octobre 2026. Photo JACK GUEZ / AFP
Au moins 1 240 membres d’équipage aérien originaires d'États qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël, dont le Liban, la Syrie et Oman, ont atterri dans le pays en 2026, selon des informations révélées lors d'une réunion d'une commission du Parlement israélien, obtenues par le Haaretz.
Ce chiffre a été révélé mardi soir dans la foulée de la tentative d'attaque, par un copilote omanais, d'un avion de la compagnie flydubai à destination d'Israël, et après qu'une ancienne employée de l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv avait précisé au cours du week-end dernier avoir « fait passer au comptoir des membres d'équipage, des pilotes et des hôtesses de l'air titulaires de passeports libanais, syriens et autres », dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne 12 israélienne. La loi israélienne interdit l'entrée sur le territoire de tout ressortissant de pays n'ayant pas de lien diplomatique avec l'État hébreu.
Selon les informations du quotidien de gauche, les autorités israéliennes étudient également la possibilité que des ressortissants iraniens soient entrés dans le pays.
L'enquête des Émirats arabes unis, à laquelle ont participé des membres du service de sécurité intérieure israélien selon le Haaretz, sur la tentative de détournement du vol flydubai mercredi dernier, a confirmé un projet d'attaque terroriste. Des médias rapportent qu'il voulait crasher l'avion sur l'aéroport Ben Gourion « pour se venger d'Israël pour la guerre à Gaza ».
Les autorités israéliennes reçoivent normalement, deux jours avant le décollage, des listes avec les noms des membres d'équipage entrant en Israël, afin qu'elles soient contrôlées. Mais celui du copilote omanais n'avait pas été signalé. Plusieurs sources gouvernementales avaient indiqué dans ce cadre que l'entrée de l'attaquant du vol flydubai aurait pu être évitée si ce système avait été modifié, afin notamment d'en transférer la responsabilité à l'Autorité de l'aviation civile. Une source au ministère des Transports a affirmé au Haaretz que ces listes « ne font pas l’objet d’un contrôle approfondi depuis au moins deux ans », et que le ministère se contente de « déclarations sous serment fournies par les compagnies aériennes étrangères ».