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Nos lecteurs ont la parole

Nos lendemains ici

Permettez-nous, nous les jeunes Libanais, de prendre la parole. Permettez-nous d’exprimer librement nos pensées, sans que la censure implicite ne s’impose comme un fardeau silencieux sur nos esprits. Nous ne demandons pas l’impossible, seulement le droit de vivre pleinement notre jeunesse, notre adolescence, dans le pays où nos parents ont grandi, où nos grands-parents ont résisté, survécu et construit, parfois au prix de sacrifices immenses.

Nous sommes les héritiers d’une histoire riche, façonnée par des générations qui ont bâti des fondations solides malgré les tempêtes. Et pourtant, aujourd’hui, nous nous retrouvons à lutter pour quelque chose d’aussi fondamental que le droit de rêver.

Permettez-nous d’aspirer à un avenir digne. Permettez-nous de commencer un projet et d’avoir la chance de le voir aboutir. Permettez-nous de croire que nos efforts ne seront pas vains. Nous ne sommes pas un laboratoire d’expérimentations politiques. Nous ne sommes pas des variables dans des équations de pouvoir qui nous dépassent.

Nous sommes des jeunes, avec des ambitions, des passions, des espoirs.

Nous refusons d’être les victimes collatérales de conflits qui ne sont pas les nôtres. Nous refusons d’être utilisés comme des instruments, comme des projectiles qu’on lance au nom de causes qui détruisent nos rêves, notre éducation et notre avenir.

Vous ne serez pas ceux qui dessineront notre destin.

Lâchez le fil qui nous retient. Allez mener vos batailles ailleurs. Notre patrie n’est pas un pion passif sur un échiquier politique. Elle est le fruit d’une longue histoire culturelle et sociale, bâtie par nos aïeux, souvent dans la douleur, toujours avec espoir.

Depuis notre enfance, on nous répète que les Libanais sont un peuple résilient. Mais aujourd’hui, nous osons dire : assez. Assez de porter ce mot comme une obligation. Assez de transformer la souffrance en identité.

Nous ne voulons pas seulement survivre. Nous voulons vivre.

Nous voulons rire sans inquiétude, étudier sans interruption, aimer sans peur, construire sans que tout s’effondre. Nous voulons un pays qui nous permette d’exister pleinement, pas seulement de résister.

Aujourd’hui, nous élevons la voix, non pas dans la haine, mais dans l’urgence. Dans la vérité. Dans le refus du silence.

À cet instant précis, nous sommes Lbanais.

Et nous voulons vivre dans notre pays.

Nous voulons y construire nos rêves.

Et cette fois, nous refusons qu’on nous les arrache.

Assez. Assez. Assez. Nous refusons désormais de subir. Que le tumulte s’éteigne et que nos rêves respirent enfin. Que nos vies cessent d’être suspendues aux fractures du monde. Que les cendres du passé cessent de retomber sur nos épaules, et que, enfin, nos rêves prennent feu de lumière.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Permettez-nous, nous les jeunes Libanais, de prendre la parole. Permettez-nous d’exprimer librement nos pensées, sans que la censure implicite ne s’impose comme un fardeau silencieux sur nos esprits. Nous ne demandons pas l’impossible, seulement le droit de vivre pleinement notre jeunesse, notre adolescence, dans le pays où nos parents ont grandi, où nos grands-parents ont résisté, survécu et construit, parfois au prix de sacrifices immenses.Nous sommes les héritiers d’une histoire riche, façonnée par des générations qui ont bâti des fondations solides malgré les tempêtes. Et pourtant, aujourd’hui, nous nous retrouvons à lutter pour quelque chose d’aussi fondamental que le droit de rêver.Permettez-nous d’aspirer à un avenir digne. Permettez-nous de commencer un projet et d’avoir la chance de le voir...
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