Rechercher
Rechercher

Économie - Crise Économique

Après sa victoire contre Fransabank, un ex-déposant encaisse enfin son chèque

Le paiement de 47 911,67 dollars « frais », obtenu sous contrainte d’une exécution forcée et portant sur la totalité des dépôts de l’ancien client, constitue une première au Liban depuis 2019.

Après sa victoire contre Fransabank, un ex-déposant encaisse enfin son chèque

Des déposants devant une branche de Fransabank à Beyrouth, le 26 septembre 2022. Photo Joseph Eid/AFP

L’ancien client de Fransabank Ayad el-Gharabaoui Ibrahim a confirmé mardi à L’Orient-Le Jour avoir encaissé le chèque reçu du Bureau d’exécution de Beyrouth, au terme de la procédure d’exécution engagée contre la banque. Ce paiement, obtenu sous contrainte d’une exécution forcée et portant sur la totalité de ses dépôts, constitue une première au Liban, depuis le début de la crise économique et financière de 2019.

« Le chèque a été encaissé, j’ai perçu mon dû, et l’affaire est terminée », a affirmé ce ressortissant égyptien résidant au Liban, sans vouloir en dire davantage.

Selon l’ancien déposant, Fransabank avait remis un chèque au Bureau d’exécution de Beyrouth, lequel l’a porté sur son propre compte à la banque BLOM avant d’émettre, le 16 juillet, un chèque en dollars « frais » au nom de M. Ibrahim, d’un montant de 47 911,67 dollars. Cette somme correspond au dépôt initial et aux intérêts cumulés. Le chèque en livres libanaises mentionné précédemment par le collectif Mouttahidoun, qui le défendait, couvre un montant distinct équivalent à environ 335 dollars, qui ne revenait pas au déposant mais couvrait des frais de justice.

Le 7 juillet, Fransabank avait finalement déposé auprès du Bureau d’exécution de Beyrouth les chèques immédiatement payables couvrant dépôt, intérêts et frais, et transmis par le bureau au déposant le 16 juillet. M. Ibrahim a déclaré à L’OLJ avoir signé ce jour-là un acte de renonciation aux procédures, y mettant effectivement fin.

Cette restitution clôt une bataille judiciaire de plus de quatre ans et demi, ouverte fin 2021 après le refus par Fransabank d’un retrait d’environ 10 000 dollars pour frais médicaux, puis la clôture de ses comptes contre un chèque en lollars.

Le cas Ibrahim intervient alors que la question des dépôts bloqués illégalement reste d’actualité. Mardi, deux rassemblements de déposants se sont déroulés à Beyrouth et à Mkallès, en banlieue, où des protestataires ont brisé des vitrines d’agences et incendié des distributeurs de billets et des pneus, tandis que le projet de loi sur la restructuration du secteur bancaire est toujours en négociation.

L’ancien client de Fransabank Ayad el-Gharabaoui Ibrahim a confirmé mardi à L’Orient-Le Jour avoir encaissé le chèque reçu du Bureau d’exécution de Beyrouth, au terme de la procédure d’exécution engagée contre la banque. Ce paiement, obtenu sous contrainte d’une exécution forcée et portant sur la totalité de ses dépôts, constitue une première au Liban, depuis le début de la crise économique et financière de 2019.« Le chèque a été encaissé, j’ai perçu mon dû, et l’affaire est terminée », a affirmé ce ressortissant égyptien résidant au Liban, sans vouloir en dire davantage.Selon l’ancien déposant, Fransabank avait remis un chèque au Bureau d’exécution de Beyrouth, lequel l’a porté sur son propre compte à la banque BLOM avant d’émettre, le 16 juillet, un chèque en dollars « frais...
commentaires (1)

Enfin, apres sept ans, un juge courageux oblige une crapule bancaire a rembourser un deposant. Mais, rembourser reste insuffisant. Il faut punir les responsable en les faisant passer par la case "prison".

Michel Trad

15 h 13, le 29 juillet 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Enfin, apres sept ans, un juge courageux oblige une crapule bancaire a rembourser un deposant. Mais, rembourser reste insuffisant. Il faut punir les responsable en les faisant passer par la case "prison".

    Michel Trad

    15 h 13, le 29 juillet 2026

Retour en haut