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Société - guerre au liban 2026

La scolarisation d’au moins 100 000 enfants libanais compromise à la rentrée prochaine faute de réhabilitation des écoles, avertit l’Unicef

Le fonds onusien se réfère à un rapport du ministère de l’Éducation qui recense 340 bâtiments endommagés, dont 17 entièrement détruits.

La scolarisation d’au moins 100 000 enfants libanais compromise à la rentrée prochaine faute de réhabilitation des écoles, avertit l’Unicef

Une école pour enfants en situation de handicap dans le village de Aïta el-Chaab, détruite par l'armée israélienne, dans une photo en date du 11 septembre 2025. Photo partagée sur les réseaux sociaux par la ministre des Affaires sociales

L’Unicef craint qu’au moins 100 000 élèves libanais ne puissent pas être scolarisés à la rentrée prochaine si une action urgente de réhabilitation des écoles endommagées par la guerre n’est pas entreprise avant septembre. L’organisation onusienne cite un recensement effectué par le ministère de l’Éducation qui comptabilise 340 bâtiments endommagés d’établissements publics, privés et techniques, dont 17 entièrement détruits par le dernier conflit en date entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars dernier.

Cette évaluation a été élaborée, précise le communiqué publié jeudi soir, avec le soutien technique de l'Unicef par l'intermédiaire du Fonds pour l'éducation, la transition et la résilience (TREF), soutenu par l'Union européenne, l'Allemagne, la France et la Suisse.

Le dernier conflit en date entre le Hezbollah et Israël a commencé le 2 mars dernier par le parti chiite en signe de soutien à l’Iran, sous le feu israélo-américain depuis le 28 février. Les conséquences de ce conflit, au Liban-Sud notamment, ont été bien plus désastreuses qu’en 2023-2024 (front de soutien à Gaza). Elles ont abouti à une nouvelle occupation israélienne d’une bonne partie du Sud, le déplacement de plus d’un million de personnes, et des destructions systématiques de dizaines de villages, lesquelles se poursuivent malgré les fragiles cessez-le-feu successifs.

L’Unicef souligne encore que des dégâts sont constatés dans plusieurs mohafazats affectées par les conflits, notamment Nabatiyé, le Liban-Sud, la Békaa et Baalbeck-Hermel. « Alors que certaines écoles ont subi des dégâts mineurs, d’autres nécessitent une réhabilitation approfondie ou une reconstruction complète avant qu’elles ne soient en mesure d’accueillir de manière sûre les élèves et les enseignants », selon le texte.

Un investissement « plus important »

Le communiqué rappelle que les élèves libanais subissent depuis longtemps des interruptions dans les années scolaires, en raison des crises successives et des conflits. « Pour de nombreux enfants, une nouvelle interruption prolongée de l'apprentissage aurait des conséquences durables sur leur éducation, leur bien-être, leur santé mentale et leurs perspectives d'avenir », précise l'Unicef. « Le manque d'accès à l'éducation accroît également leur vulnérabilité face à des risques liés à la protection, tels que le mariage précoce et le travail des enfants », poursuit le texte.

« Les écoles sont bien plus que de simples bâtiments », a déclaré Marcoluigi Corsi, représentant de l’Unicef au Liban. « Ce sont des lieux où les enfants apprennent, se sentent en sécurité et commencent à se remettre de la crise. Cette évaluation dresse un premier état des lieux complet de l’ampleur des dégâts subis par le système éducatif libanais. À l’approche de la rentrée scolaire, des investissements urgents sont nécessaires pour réhabiliter les écoles endommagées et permettre aux enfants de reprendre leur apprentissage sans délai. »

L’Unicef précise qu’elle collabore avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, les bailleurs de fonds et les partenaires pour soutenir la réhabilitation des écoles, la continuité de l’apprentissage et le redressement du secteur éducatif à travers le Liban. « Si les bailleurs de fonds du TREF soutiennent le secteur de l’éducation de manière significative depuis des années, l’ampleur des destructions nécessite un investissement bien plus important afin de rétablir des environnements d’apprentissage sûrs avant le début de la prochaine année scolaire », conclut le communiqué.


L’Unicef craint qu’au moins 100 000 élèves libanais ne puissent pas être scolarisés à la rentrée prochaine si une action urgente de réhabilitation des écoles endommagées par la guerre n’est pas entreprise avant septembre. L’organisation onusienne cite un recensement effectué par le ministère de l’Éducation qui comptabilise 340 bâtiments endommagés d’établissements publics, privés et techniques, dont 17 entièrement détruits par le dernier conflit en date entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars dernier.Cette évaluation a été élaborée, précise le communiqué publié jeudi soir, avec le soutien technique de l'Unicef par l'intermédiaire du Fonds pour l'éducation, la transition et la résilience (TREF), soutenu par l'Union européenne, l'Allemagne, la France et la Suisse.Le...
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