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Société - guerre au liban 2026

En moyenne 12 enfants tués ou mutilés au Liban chaque jour depuis le 2 mars, déplore l'Unicef

Plus de 770 000 enfants souffrent d’une « profonde détresse en raison de leur exposition répétée à la violence, à la perte d’êtres chers et au déplacement ».

En moyenne 12 enfants tués ou mutilés au Liban chaque jour depuis le 2 mars, déplore l'Unicef

Des personnes en deuil portent le cercueil d'Ibrahim, un enfant tué lors d'une frappe israélienne avec ses parents, Hanan Shehab et Hassan Abdullah, et ses frères et sœurs, Leen, Ali et Julia, lors de leurs funérailles à Wardaniyé, au Liban, le 3 juin 2026. Photo Aziz Taher / REUTERS

Au Liban, 247 enfants ont été tués et 992 blessés, soit en moyenne 12 enfants tués ou mutilés chaque jour, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars dernier, a déploré mercredi Marcoluigi Corsi, représentant de l’Unicef au Liban. Par ailleurs, « plus de 770 000 enfants souffrent d’une profonde détresse en raison de leur exposition répétée à la violence, à la perte d’êtres chers et au déplacement », a déclaré ce responsable dans un communiqué qui appelle à assurer un avenir meilleur aux jeunes Libanais, malgré le conflit en cours.

« Alors que l’espoir d’une fin des hostilités s’est ravivé, ce dont les enfants ont besoin, c’est bien plus que la fin de la violence : ils ont besoin de protection, de bien-être et d’un avenir sûr. Les chiffres à eux seuls ne suffisent pas à rendre compte de l’ampleur réelle de la crise. Au-delà des enfants tués et mutilés, c’est toute une génération d’enfants qui a vu son enfance bouleversée. Leur sentiment de sécurité, indispensable à chaque enfant pour grandir et s’épanouir, reste profondément perturbé », analyse M. Corsi.

« Depuis plus de trois mois, les enfants du Liban sont confrontés à des épreuves qu’aucun enfant ne devrait jamais avoir à endurer. Beaucoup ont fui leur foyer à plusieurs reprises, ont été témoins directs de violences, ont perdu des proches et ont vu leurs écoles, leurs communautés et leur sentiment de sécurité s’effondrer », poursuit-il.

Le Liban a été entraîné dans le conflit après des tirs de roquettes du Hezbollah contre Israël le 2 mars. Malgré un cessez-le-feu instauré le 17 avril, le conflit se poursuit au Liban-Sud, où l'armée israélienne a lancé une offensive terrestre et occupe aujourd'hui une partie du territoire. Dans son dernier bilan des victimes de la guerre, publié mercredi, le ministère libanais de la Santé a dénombré 3 884 tués et 11 856 blessés, soit respectivement 58 morts et 5 blessés de plus en 24 heures, malgré la baisse des attaques israéliennes depuis dimanche, à l'annonce de l'accord conclu entre l'Iran et les Etats-Unis.

« L’ampleur des préjudices physiques et psychologiques auxquels nous assistons est inacceptable, et les enfants continuent de payer un lourd tribut à ce conflit. Il est essentiel de mettre fin à la violence pour rétablir l’accès à l’éducation et aux autres services de base, et offrir aux enfants une perspective de rétablissement et un avenir plus sûr », a déclaré Marcoluigi Corsi mercredi. Et de mettre en garde : « Sans un soutien durable, de nombreux enfants risquent de porter les conséquences de cette guerre pendant de nombreuses années encore ».

M. Cordi a en outre assuré que « les enfants du Liban doivent avoir la possibilité, non seulement de sortir de cette crise, mais aussi d’en guérir et de se réapproprier l’avenir que le conflit a mis en péril. » « L’Unicef réitère son appel urgent en faveur d’une cessation durable des hostilités. Les enfants doivent être protégés contre de nouveaux préjudices et les écoles, les hôpitaux, les réseaux d’approvisionnement en eau et les autres infrastructures civiles doivent être épargnés de toute urgence. L’accès humanitaire doit être garanti et le droit international doit être respecté », a-t-il dit.

Au Liban, 247 enfants ont été tués et 992 blessés, soit en moyenne 12 enfants tués ou mutilés chaque jour, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars dernier, a déploré mercredi Marcoluigi Corsi, représentant de l’Unicef au Liban. Par ailleurs, « plus de 770 000 enfants souffrent d’une profonde détresse en raison de leur exposition répétée à la violence, à la perte d’êtres chers et au déplacement », a déclaré ce responsable dans un communiqué qui appelle à assurer un avenir meilleur aux jeunes Libanais, malgré le conflit en cours. « Alors que l’espoir d’une fin des hostilités s’est ravivé, ce dont les enfants ont besoin, c’est bien plus que la fin de la violence : ils ont besoin de protection, de bien-être et d’un avenir sûr. Les chiffres à eux seuls ne suffisent...
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