Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - frappes contre l'iran

Israël aurait envisagé d’assassiner les négociateurs iraniens, selon des officiels américains

Les États-Unis étaient tellement inquiets du sort des pourparlers, au cas où Ghalibaf et Araghchi étaient visés, qu’ils auraient mis l’Iran en garde à travers plusieurs pays de la région, rapporte le New York Times.

Israël aurait envisagé d’assassiner les négociateurs iraniens, selon des officiels américains

Cette photo d’archive fournie par l'Agence de presse omanaise montre le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq (au centre), recevant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (à gauche), et le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Mascate le 23 juin 2026. Photo Agence de presse omanaise / AFP

Des officiels américains pensent qu’Israël avait planifié d’assassiner les principaux négociateurs iraniens, notamment le président du Parlement, Mohammad Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, rapporte vendredi le New York Times. L’intention des Israéliens était de mettre en échec les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, selon les sources du journal américain.

L’article rappelle que la stratégie des Israéliens a toujours consisté à éliminer les grands responsables iraniens, mais que « les craintes américaines concernant le ciblage de deux officiels iraniens, nommément Araghchi et Ghalibaf, étaient à leur paroxysme pendant les délicats pourparlers irano-US qui avaient commencé en avril ». Et d’ajouter : « Craignant que des assassinats ne condamnent les efforts en cours pour faire progresser les négociations, les États-Unis ont été jusqu’à demander à d’autres pays de la région de mettre l’Iran en garde contre le ciblage potentiel par Israël de ces deux personnalités », selon certains officiels.

Israël et les États-Unis ont mené ensemble des frappes sur l’Iran depuis le 28 février 2026, dans l'objectif annoncé de faire chuter le régime. L’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi qu’un grand nombre de personnalités du régime des ayatollahs avaient été assassinés par l’aviation israélienne dès le premier jour, et durant les jours qui ont suivi. Mais à mesure que le temps passait, et qu’il devenait clair que le régime de la République islamique n’était pas sur le point de tomber, les divergences entre les deux alliés n’ont fait que grandir. Alors que les États-Unis décrétaient un cessez-le-feu après quelque 40 jours de guerre, les signes d’un mécontentement israélien se multipliaient. La méfiance a grandi entre les Américains et Israéliens, tant et si bien que les seconds ont été écartés des pourparlers engagés avec l’Iran depuis mars.

Des divergences qui dateraient de l’assassinat de Larijani

Selon le NYT, les officiels américains ont estimé que MM. Ghalibaf et Araghchi, en tant que grands responsables iraniens, « étaient des cibles légitimes pour Israël durant la période de guerre active, quand l’objectif était de renverser le gouvernement iranien radical », mais que « toute tentative de leur assassinat au cours des négociations auraient mis fin à celles-ci et relancé les combats ».

Des informations similaires ont été publiées par le Washington Post. « Si ces deux hommes sont tués, les pragmatiques auraient disparu », a précisé une source américaine officielle anonyme au journal.

« Cela illustre la divergence des objectifs de guerre entre les États-Unis et Israël, ainsi que la volonté fondamentale du Premier ministre israélien de torpiller toute négociation que les États-Unis pourraient conclure », a déclaré au journal Aaron David Miller, ancien responsable du département d’État, ayant occupé le poste de conseiller pour des administrations républicaines et démocrates. Le journal précise que l’ambassade d’Israël à Washington a refusé de commenter ces allégations.

Selon les sources du Washington Post, ces divergences entre alliés ne datent pas du début des négociations, mais bien de l’assassinat par Israël à la mi-mars de Ali Larijani, un grand officiel iranien, en qui les États-Unis pensaient avoir trouvé un interlocuteur.

Israël, qui s’est montré résolument hostile à l’accord de principe signé par les États-Unis et l’Iran en juin, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d’un accord définitif, a l’habitude d’éliminer des négociateurs en pleins pourparlers. C’est dans un contexte similaire qu’il avait tenté d’assassiner le principal négociateur du Hamas Khalil el-Hayyé, à Doha pendant les pourparlers visant à mettre fin à la guerre de Gaza, en septembre 2025.


Des officiels américains pensent qu’Israël avait planifié d’assassiner les principaux négociateurs iraniens, notamment le président du Parlement, Mohammad Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, rapporte vendredi le New York Times. L’intention des Israéliens était de mettre en échec les pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, selon les sources du journal américain.L’article rappelle que la stratégie des Israéliens a toujours consisté à éliminer les grands responsables iraniens, mais que « les craintes américaines concernant le ciblage de deux officiels iraniens, nommément Araghchi et Ghalibaf, étaient à leur paroxysme pendant les délicats pourparlers irano-US qui avaient commencé en avril ». Et d’ajouter : « Craignant que des assassinats ne condamnent les efforts en...
commentaires (1)

Apparemment, leur Messie apparaîtra pendant le chaos…

Jack Gardner

12 h 34, le 03 juillet 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Apparemment, leur Messie apparaîtra pendant le chaos…

    Jack Gardner

    12 h 34, le 03 juillet 2026

Retour en haut