Une frappe israélienne sur le village de Marwahine à la frontière libano-israélienne, le 25 janvier 2024. Kawnat Haju/AFP
L’armée israélienne a fait exploser jeudi dans la matinée un bâtiment du lycée officiel de la localité frontalière de Marwahine dans le caza de Tyr, un dynamitage condamné par la ministre libanaise de l'Éducation Rima Karamé, alors que l'État hébreu veut démolir tous les villages frontaliers pour établir une « zone de sécurité » au Liban-Sud.
Une vidéo sur les réseaux sociaux montre le bâtiment être dynamité. Composé de trois ailes différentes sur plusieurs étages, il avait déjà été lourdement endommagé pendant les affrontements et l'invasion terrestre de 2024. Sur des images satellite datant de 2024, le toit du bâtiment principal est lourdement endommagé. L'armée israélienne occupe depuis le cessez-le-feu de novembre 2024 une position sur « Jabal Blat », une colline située à quelques kilomètres de Marwahine, qui se trouve à deux km en ligne droite du point le plus proche de la Ligne bleue séparant le Liban et Israël.
De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir découvert « dans un établissement scolaire » qu'elle n'a pas identifié « plus de 130 armes appartenant au Hezbollah ». Dans un message sur X, la porte-parole arabophone de l’armée, Ella Waweya, a partagé des photos de soldats relevant selon elle de la Brigade Givati, dans un bâtiment dans lequel sont exposés des fusils, des armes de poing et des munitions. Il n'était pas immédiatement possible d'identifier l'endroit où ces clichés ont été pris et l'armée israélienne n'a pas publié d'images montrant le bâtiment de l'extérieur.
Réagissant à la destruction de cette école, la ministre Rima Karamé a condamné « les atrocités commises par l’agression israélienne contre les civils, les infrastructures éducatives, les habitations et les villes au Liban, qui ne cessent de s’aggraver ». Elle a assuré que le lycée officiel de Marwahine était « dépourvu de toute présence militaire ou même civile ».
La ministre de l’Éducation a lancé, dans ce cadre, un appel « à la conscience mondiale, au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, à toutes les organisations de l'ONU et aux grandes puissances influentes », afin de préserver les civils, les institutions éducatives et les élèves, « qui ont payé un lourd tribut, avec des dizaines de morts et de blessés ». Et Mme Karamé d'exhorter les instances internationales à « empêcher que soient ciblées davantage d’écoles au Liban » et « accorder un soutien exceptionnel au secteur éducatif afin d’assurer sa continuité », rappelant que la majorité des écoles publiques servent désormais de centres d’hébergement.
Depuis l’entrée du Hezbollah dans la guerre, le 2 mars dernier, en riposte aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran, l’armée israélienne pilonne sans arrêt le Liban-Sud, avec des avancées en territoire libanais ayant pour objectif notamment de créer « une zone tampon et d’isoler le Sud du reste du pays ».
Le conflit au Liban a déjà fait plus de 2.167 morts et plus de 7.000 blessés. Il a aussi fait plus d’un million de déplacés.



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Et c’est avec ces gens là que certains veulent capituler ? Justice, retour de tous dans nos villages, et condamnations à réparer et indemniser pour les auteurs de ces barbaries.
19 h 25, le 16 avril 2026