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Naïm Kassem rejette l'accord Liban–Israël et le proclame « nul et non avenu »

Le chef du Hezbollah accuse le gouvernement de « légitimer » l'occupation israélienne du Sud et l'appelle à « revenir sur ses erreurs qui détruisent le pays ».

Le secrétaire générale du Hezbollah, Naïm Kassem. Photo tirée du site Al Manar, média affilié au Hezbollah

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a qualifié samedi de « grave erreur » l'accord signé la veille par le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis au terme du cinquième cycle de négociations à Washington, proclamant qu'il était « nul et non avenu ».

« L'accord-cadre de Washington est humiliant, honteux, et représente un abandon de souveraineté », a affirmé le cheikh Kassem dans un communiqué, accusant le gouvernement libanais de « légitimer » ainsi l'occupation israélienne du territoire national pour de « longues années » et pourrait « même aboutir à l'annexion de ces secteurs par l'entité sioniste ». « Cet accord est nul et non avenu, et ce sont les provisions du protocole d'accord irano-américain qui doivent être appliquées », a ajouté le chef de la formation chiite, en référence au texte signé le 17 juin par Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban.

« Vous avez poignardé la résistance dans le dos »

Le numéro un du Hezbollah s'en est ensuite pris aux autorités, s'interrogeant sur « leur sens des responsabilités envers leur peuple et leur devoir de protéger la souveraineté du Liban ». « Nous avons dit aux autorités que les négociations directes étaient de pures concessions gratuites à Israël. Vous avez poignardé la résistance dans le dos dès leur lancement, avec la décision funeste prise par le gouvernement le 2 mars, au service du projet d'agression israélien », a-t-il lancé, en allusion à la décision par laquelle l'État libanais avait déclaré « illégales » les armes du Hezbollah après l'entrée de ce dernier dans la guerre régionale.

Poursuivant ses critiques, le cheikh Kassem a fait valoir que cet accord « prive les Libanais du droit de retourner sur leurs terres », estimant que (le Premier ministre Benjamin) « Netanyahu autorise le déploiement de l'armée libanaise dans deux zones pilotes, tandis que l'ennemi surveille son déploiement et les étapes du désarmement. »

Il a aussi rejeté le lien établi entre le retrait israélien et le désarmement de la « résistance sur l'ensemble du territoire libanais », une proposition jugée « extrêmement dangereuse, qui franchit toutes les lignes rouges et fait du Liban un jouet entre les mains de l'ennemi israélien ». Le texte de l'accord-cadre libano-israélien ne précise pas la question déterminante du retrait israélien, de son calendrier et de ses modalités, mais conditionne ce retrait à l'évolution de la situation sécuritaire et à l'élimination de toute menace contre l’État hébreu, ce qui le lie directement à la question du désarmement du Hezbollah.

« Nous sommes prêts à coopérer »

Réaffirmant la volonté de la formation pro-iranienne de poursuivre son action, Naïm Kassem a assuré que son parti ne quittera pas « le terrain », soulignant que « le cessez-le-feu n'aurait pas eu lieu sans les grands sacrifices des résistants, de leurs familles et du peuple libanais ». « Nous resterons fidèles à la mémoire des martyrs, des blessés et des prisonniers, ainsi qu'aux sacrifices des habitants de cette terre, et nous continuerons, en tant que résistance, à être présents sur le terrain pour repousser l'occupation », a-t-il déclaré.

S'adressant une nouvelle fois aux responsables libanais, il les a appelés à « revenir sur leurs erreurs qui détruisent le pays », estimant qu'« un tel revirement serait à leur honneur après les fautes qu'elles ont commises ». « Nous sommes prêts à coopérer », a-t-il ajouté. Le secrétaire général a enfin promis que le Hezbollah poursuivra « par tous les moyens nécessaires » ses efforts pour contraindre Israël à « respecter le premier point du mémorandum d'entente et à se retirer du Liban ».

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a qualifié samedi de « grave erreur » l'accord signé la veille par le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis au terme du cinquième cycle de négociations à Washington, proclamant qu'il était « nul et non avenu ».« L'accord-cadre de Washington est humiliant, honteux, et représente un abandon de souveraineté », a affirmé le cheikh Kassem dans un communiqué, accusant le gouvernement libanais de « légitimer » ainsi l'occupation israélienne du territoire national pour de « longues années » et pourrait « même aboutir à l'annexion de ces secteurs par l'entité sioniste ». « Cet accord est nul et non avenu, et ce sont les provisions du protocole d'accord irano-américain qui doivent être appliquées », a ajouté le chef de la...