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Points de vue - Commentaire

Taëf : tout ou rien


 Taëf : tout ou rien

Le Parlement réuni place de l'Étoile lors de la présidentielle du 9 janvier 2025. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Pendant des années, beaucoup de dirigeants politiques chrétiens du Liban se sont plaints, souvent à juste titre, de la mise en œuvre sélective de l’accord de Taëf. Ils soutenaient que l’accord avait été appliqué de manière à affaiblir la présidence tout en laissant intactes les réformes structurelles censées créer un État réellement fonctionnel. À l’ère de Rafic Hariri, ce grief est devenu un pilier central du discours politique chrétien. Taëf, affirmaient-ils, avait été mis en œuvre à la carte.Aujourd’hui, cependant, la même plainte a largement disparu parmi les mêmes courants politiques qui la formulaient autrefois le plus bruyamment. La raison n’est pas que Taëf ait enfin été achevé, loin de là. L’accord reste partiellement mis en œuvre. Pourtant, cette mise en œuvre partielle semble désormais acceptable à certains parce que...
Pendant des années, beaucoup de dirigeants politiques chrétiens du Liban se sont plaints, souvent à juste titre, de la mise en œuvre sélective de l’accord de Taëf. Ils soutenaient que l’accord avait été appliqué de manière à affaiblir la présidence tout en laissant intactes les réformes structurelles censées créer un État réellement fonctionnel. À l’ère de Rafic Hariri, ce grief est devenu un pilier central du discours politique chrétien. Taëf, affirmaient-ils, avait été mis en œuvre à la carte.Aujourd’hui, cependant, la même plainte a largement disparu parmi les mêmes courants politiques qui la formulaient autrefois le plus bruyamment. La raison n’est pas que Taëf ait enfin été achevé, loin de là. L’accord reste partiellement mis en œuvre. Pourtant, cette mise en œuvre partielle semble...
commentaires (2)

Suite… Ne nous comparons pas à aucune autre révolution de notre monde, qui toutes avaient l’âme de délivrer l’oppression. Au Liban, nous voulons quoi? Renverser un système basé sur l’entente mutuelle, effrité au fil du temps par les appartenances à des principes contraires? Le Liban s’est fait imposé Taëf par la guerre, sous prétexte de rééquilibrage des forces… est-ce que Taëf-2 saurait résoudre cette équation à 18 inconnues? Espoir, espoir… Lequel?

Christian Samman

18 h 14, le 06 juin 2026

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Commentaires (2)

  • Suite… Ne nous comparons pas à aucune autre révolution de notre monde, qui toutes avaient l’âme de délivrer l’oppression. Au Liban, nous voulons quoi? Renverser un système basé sur l’entente mutuelle, effrité au fil du temps par les appartenances à des principes contraires? Le Liban s’est fait imposé Taëf par la guerre, sous prétexte de rééquilibrage des forces… est-ce que Taëf-2 saurait résoudre cette équation à 18 inconnues? Espoir, espoir… Lequel?

    Christian Samman

    18 h 14, le 06 juin 2026

  • Réflexion très pertinente, mais hélas… Ô combien utopique! Oui, le privilège de demeurer dans le sectarisme, le joug communautaire, etc. Que de raisons pour perpétuer le flou. Dans un commentaire précédent (autre sujet de circonstance) je soulignais qu’encore faudrait-il définir ce qu’est le Liban aujourd’hui? État indépendant, satellite iranien, succursale américaine Mais encore, sommes-nous prêts à l’abolition du système actuel, sachant que les loups attendent impatiemment ce moment drastique? À suivre…

    Christian Samman

    18 h 07, le 06 juin 2026

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