Le Parlement réuni place de l'Étoile lors de la présidentielle du 9 janvier 2025. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'OLJ / Par Ahmad Hussein ELHUSSEINI, le 06 juin 2026 à 16h25
Le Parlement réuni place de l'Étoile lors de la présidentielle du 9 janvier 2025. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'affaiblissement de la composante sunnite du fait de l'assassinat de R. Harriri, et le renforcement de la composante chrétienne en dépit de l'esprit du texte prouvent que c'est la Gouvernance et donc les personnes qui influent la destinée du pays. La question de la primauté du politique sur le constitutionnel se pose. Pourquoi? Parce que le judiciaire est faible. Tout le monde prend des libertés dans l'interprétation et l'application de la Constitution. Le 1er Nabih Berri qui dans le flou ambiant impose une doctrine à objectif partisan/confessionnel.
je resume le(s) probleme(s) du Liban et des libanais : Taef, la constitution les lois, regles et reglements ont ete instaures pour etre appliquees par des gens desireux de faire mieux. Pas pour des gens qui a priori n'en voulaient pas !
Monsieur Husseini, vous semblez omettre un point fondamental : l'accord de Taëf imposait à toutes les milices de remettre leurs armes à l'État libanais. Toutes s'y sont conformées — sauf le Hezbollah. Il est pour le moins paradoxal d'invoquer Taëf, alors que le tandem chiite tient le Liban sous sa coupe depuis 2005, l'entraînant, au gré des directives de Téhéran, dans des conflits qui ne servent nullement l'intérêt national.
L'essence de votre texte est constructive. Certains passages de Taef sont incomplets, ou vagues. Il n'en reste pas moins un pas vers la république. Mais une république que le "cartel" n'en veut guerre...
Suite… Ne nous comparons pas à aucune autre révolution de notre monde, qui toutes avaient l’âme de délivrer l’oppression. Au Liban, nous voulons quoi? Renverser un système basé sur l’entente mutuelle, effrité au fil du temps par les appartenances à des principes contraires? Le Liban s’est fait imposé Taëf par la guerre, sous prétexte de rééquilibrage des forces… est-ce que Taëf-2 saurait résoudre cette équation à 18 inconnues? Espoir, espoir… Lequel?
Réflexion très pertinente, mais hélas… Ô combien utopique! Oui, le privilège de demeurer dans le sectarisme, le joug communautaire, etc. Que de raisons pour perpétuer le flou. Dans un commentaire précédent (autre sujet de circonstance) je soulignais qu’encore faudrait-il définir ce qu’est le Liban aujourd’hui? État indépendant, satellite iranien, succursale américaine Mais encore, sommes-nous prêts à l’abolition du système actuel, sachant que les loups attendent impatiemment ce moment drastique? À suivre…
L'affaiblissement de la composante sunnite du fait de l'assassinat de R. Harriri, et le renforcement de la composante chrétienne en dépit de l'esprit du texte prouvent que c'est la Gouvernance et donc les personnes qui influent la destinée du pays. La question de la primauté du politique sur le constitutionnel se pose. Pourquoi? Parce que le judiciaire est faible. Tout le monde prend des libertés dans l'interprétation et l'application de la Constitution. Le 1er Nabih Berri qui dans le flou ambiant impose une doctrine à objectif partisan/confessionnel.
12 h 15, le 08 juin 2026