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Points de vue - Commentaire

Solidere : l’État de droit à l’épreuve


Solidere : l’État de droit à l’épreuve

Une affiche avec le slogan « Stop Solidere » sur la façade de l'hôtel Saint-Georges, à Beyrouth. Photo d'archives AFP

Le débat actuel sur la prolongation de la durée de Solidere dépasse largement le cadre d’une décision administrative. Il pose une question fondamentale : le Liban peut -il redevenir un État de droit, ou bien il est condamné à être un pays où les règles fondamentales peuvent être adaptées aux intérêts de quelques-uns ?Solidere est née dans un contexte exceptionnel, celui de l’après-guerre. L’expropriation de milliers de propriétaires avait été justifiée par un objectif précis : reconstruire le centre-ville de Beyrouth, restaurer les infrastructures détruites et permettre à la capitale de retrouver sa place.Cette mission est aujourd’hui accomplie.Les infrastructures publiques ont été réalisées et transférées aux autorités compétentes. Le centre-ville a été reconstruit depuis longtemps. Dès lors, le fondement juridique qui avait justifié la...
Le débat actuel sur la prolongation de la durée de Solidere dépasse largement le cadre d’une décision administrative. Il pose une question fondamentale : le Liban peut -il redevenir un État de droit, ou bien il est condamné à être un pays où les règles fondamentales peuvent être adaptées aux intérêts de quelques-uns ?Solidere est née dans un contexte exceptionnel, celui de l’après-guerre. L’expropriation de milliers de propriétaires avait été justifiée par un objectif précis : reconstruire le centre-ville de Beyrouth, restaurer les infrastructures détruites et permettre à la capitale de retrouver sa place.Cette mission est aujourd’hui accomplie.Les infrastructures publiques ont été réalisées et transférées aux autorités compétentes. Le centre-ville a été reconstruit depuis longtemps. Dès lors, le...
commentaires (4)

c'est le seul lieu à Beyrouth où il fait bon se balader. belles artères et un air d'Occident. Où l'état fait mieux?

Massabki Alice

09 h 24, le 06 août 2026

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Commentaires (4)

  • c'est le seul lieu à Beyrouth où il fait bon se balader. belles artères et un air d'Occident. Où l'état fait mieux?

    Massabki Alice

    09 h 24, le 06 août 2026

  • Le centre de Beyrouth ne constitue pas un simple projet immobilier. Il représente une partie essentielle de l’identité nationale. Son histoire, son patrimoine et la mémoire de ses habitants ne peuvent être réduits à une logique financière. Tout à fait d’accord, mais cela se passe dans les pays où les citoyens représentent une force que les dirigeants craignent. Au Liban c’est le contraire qui régit le pays. Les responsables politiques ont pris possession du patrimoine et des biens publics pour soit disant encourager la paix interne, inexistante, en privilégiant leurs intérêts personnels

    Sissi zayyat

    18 h 32, le 22 juillet 2026

  • Figé dans le passé c'est le modus vivendi du Liban. Pourquoi pointer le doigt sur Soilidére seulement. Et le reste de la mafia. Et qui va liquider Solidére? la mafia? Le Liban a d'autres chats a fouetter.

    Ma Realite

    08 h 01, le 19 juillet 2026

  • Israel mis a part, Solidere est probablement le seul exemple historique d'expropriations legales en faveur d'une societe privee. Solidere n'avait aucunement vocation a reconstruire le centre ville. C'est une societe fonciere. Son objet est le negoce de biens-fonds. Bien que n'ayant prete aucun sou a l'etat, ses actions s'echangent toujours en lollars sequestres depuis 7 ans. Malheureusement, la liquider aujourd'hui reviendrait a rembourser les actionnaires (forces) avec de la monnaie de singe. C'est a dire a les voler une deuxieme fois.

    Michel Trad

    07 h 55, le 19 juillet 2026

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