Un activiste grec de la flottille mondiale Sumud, en route vers Gaza, retenu par les forces israéliennes après que leurs embarcations ont été interceptées en mer Méditerranée, tient la main d'une personne alors qu'il est allongé sur une civière à l'intérieur d'une ambulance, lors de son arrivée à l'aéroport international Elefthérios Vénizélos d'Athènes, en Grèce, le 22 mai 2026. Photo REUTERS/Stelios Misinas.
Des militants libérés par Israël après avoir été arrêtés à bord d’une flottille tentant d’acheminer de l’aide vers la bande de Gaza ont subi des abus, ont déclaré les organisateurs, cités par l'agence Reuters. Plusieurs d'entre eux auraient été hospitalisés pour blessures et au moins 15 auraient signalé des agressions sexuelles, y compris des viols.
Le service pénitentiaire israélien a rejeté ces accusations, et Reuters n’a pas été en mesure de les vérifier de manière indépendante.
L’Allemagne a affirmé que certains de ses ressortissants avaient été blessés et que des accusations étaient « graves », sans donner davantage de détails. Une source judiciaire en Italie a indiqué que des procureurs enquêtaient sur de possibles crimes, notamment des enlèvements et des agressions sexuelles. Des membres de l’Union européenne discutent de possibles sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir.
« Les accusations sont fausses et totalement dénuées de fondement factuel », a déclaré un porte-parole du service pénitentiaire israélien dans un communiqué. « Tous les prisonniers et détenus sont traités conformément à la loi, dans le plein respect de leurs droits fondamentaux et sous la supervision d’un personnel pénitentiaire professionnel et formé (...) les soins médicaux sont fournis selon un jugement médical professionnel et conformément aux directives du ministère de la Santé », a-t-il ajouté.
L’armée israélienne a renvoyé les questions vers le ministère des Affaires étrangères, qui les a redirigées vers le service pénitentiaire. Les forces israéliennes ont arrêté 430 personnes à bord de 50 navires dans les eaux internationales mardi afin d’empêcher une flottille de volontaires d’acheminer des fournitures d’aide à la bande de Gaza.
Ce texte est une traduction d'un article initialement publié en anglais par Reuters.


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