Si seulement les Libanais s’unissaient autour de leur propre pays, au lieu de blâmer et de se renvoyer les responsabilités les uns aux autres… peut-être n’en serions-nous pas là aujourd’hui.
Si nous étions tous rassemblés sous un même drapeau, plutôt que divisés sous plusieurs, peut-être n’en serions-nous pas là non plus.
Hier, nous avions un ennemi. Aujourd’hui, nous en avons deux.
Mais le plus douloureux… c’est de constater qu’en plus de cela, nous sommes devenus les ennemis de notre propre pays.
À force de nous opposer, de nous accuser les uns les autres, nous avons perdu quelque chose d’essentiel : la mémoire de ce qui nous unit, le cœur même qui fait battre le pays !
Et pourtant… ce lien existe toujours. Nous appartenons à une même terre, à une même histoire, à un même destin.
Et pendant que nous nous déchirons, notre pays, lui, s’effondre en silence… sous les bombardements.
Des vies s’éteignent. Des familles se brisent. Nos jeunes partent. Et l’espoir s’effrite jour après jour.
Le Liban n’a pas besoin de divisions. Il a besoin de reconstruction. Une reconstruction profonde, humaine, urgente.
Il a besoin de ses enfants, unis, debout, solidaires, enfin réunis
Car la vérité, aussi dure soit-elle, demeure : si nous ne nous sauvons pas nous-mêmes… personne ne le fera à notre place.
Alors je pose cette question, avec gravité mais aussi avec espoir : à quand le réveil… avant qu’il ne soit trop tard ? Voilà cet appel du cœur d’une Libanaise de la diaspora.
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