Un portrait de Naïm Kassem, le chef du Hezbollah, lors d'une cérémonie à Deir Qanoun el-Nahr, près de Tyr au Liban-Sud, le 27 septembre 2025. Photo MAHMOUD ZAYYAT / AFP
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a réitéré lundi sa préférence pour des négociations indirectes avec Israël, alors que les autorités doivent lancer prochainement des pourparlers directs, considérant qu'il n'y a pas de « zone tampon » israélienne dans le sud du Liban.
L'armée israélienne établit de facto cette « zone de défense » le long de sa frontière, en territoire libanais, détruisant des habitations et quartiers entiers de dizaines de villages dans la région. Elle continue également d'y mener des frappes massives et tirs d'artillerie quotidiens, ainsi qu'au nord de la zone et dans tout le Sud, faisant face à des attaques quotidiennes du Hezbollah contre les positions occupées.
Dans un message lu par un présentateur de la chaîne du parti al-Manar, Naïm Kassem a toutefois déclaré qu' « il n’existe pas de +ligne jaune+ ni de zone tampon, et il n’y en aura pas ». Concernant la présence de combattants et d'armes du Hezbollah au sud du Litani, une région que l'armée libanaise avait pourtant affirmé avoir désarmé dans le cadre du cessez-le-feu de novembre 2024, il a souligné que les miliciens « ne sont pas mobilisés dans un espace géographique donné », mais qu'ils agissent selon des « tactiques d'attaques éclairs », ou « frappe et repli », et ce pour « infliger un maximum de pertes et empêcher l'armée israélienne de se stabiliser sur les territoires occupés », selon lui.
Une « concession gratuite qui n'aura pas de résultat »
Le chef du parti-milice a encore estimé qu' « il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continue », condamnant le « ciblage des civils et la destruction des villages et des villes », alors que plus de 100 personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes au cours des trois derniers jours. Face à ces attaques et démolitions continues, il a réaffirmé être « en faveur de la diplomatie qui mène à l’arrêt de l’offensive », mais s'opposer à des négociations directes. « Nous sommes favorables aux négociations indirectes, qui avaient porté leurs fruits lors des pourparlers sur la frontière maritime » en 2022, a-t-il précisé. Il a insisté sur le fait que des négociations directes « constituent une concession gratuite, qui n'aura pas de résultats, et sert les intérêts de Netanyahu qui cherche une image symbolique de victoire, et de Trump à l’approche des élections (américaines) de mi-mandat. » Dans un discours prononcé depuis Bkerké lundi, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a critiqué cette lecture de la situation, estimant que des négociations directes et une rencontre éventuelle entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, « ne serait pas une concession ni une défaite », mais permettraient au Liban de « mettre ses revendications sur la table. »
« Le monde doit comprendre que la capitulation n’est pas la solution. La solution ne consiste pas à remodeler le Liban politiquement et militairement en un État faible sous tutelle, ni à travers une diplomatie contrainte sous agression continue et pressions sans mise en œuvre des accords », a averti Naïm Kassem, affirmant qu'il n'existe aucun pays « dont l'autorité s’aligne avec l’ennemi contre sa propre résistance qui combat une occupation. » « Nous appelons les autorités à renforcer l'unité nationale et la souveraineté, et à dynamiser le rôle de l’armée tout en réglant les crises conformément à la Constitution », a-t-il poursuivi, alors que les incidents sécuritaires et communautaires se sont multipliés ces dernières semaines. Il a estimé que l'entente interne serait l'un des facteurs pour surmonter la « phase critique » que traverse le Liban, avec également « la poursuite de la résistance et la possibilité de tirer profit d'un accord irano-américain, et de toute dynamique internationale ou régionale exerçant une pression sur l’ennemi ».




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REVEUR ET FANFARON ! Les lignes sont la. Et continuant a executer les ordres iraniens je vois les lignes s,etendre au-dela du NAHR EL KEBIR . Vous ne tuez point des Israeliens... voua TUEZ LES LIBANAIS ! Nos morts et nos blesses et nos sans-toit ont atteint des nombres tragiques. VOUS LES TUEZ par la main israelienne que vous provoquez pour les reves hegemoniques de VOS SEIDES les mollahs iraniens. S,il n,y a pas prompte amputation la GANGRENE rongera le corps libanais pour des decennies encore.
09 h 21, le 05 mai 2026