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Politique - Cessez-Le-Feu Au Liban

Le Liban et Israël tiennent à Rome une septième session de discussions

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exhorté les deux parties « à poursuivre le travail dans un esprit constructif, en définissant des solutions communes » pour la mise en oeuvre de l’accord-cadre.

Un soldat de l'armée libanaise discute avec des civils qui attendnet de pouvoir entrer dans le village de Zaoutar el-Gharbiyé au Liban-Sud, le 24 juillet 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le Liban a entamé mardi une nouvelle session de pourparlers avec Israël à Rome sous parrainage américain, disant oeuvrer pour des retraits successifs des forces israéliennes du sud du pays. Les délégations sont arrivées à l'ambassade des Etats-Unis à Rome vers 10H30 (08H30 GMT) pour entamer ces entretiens qui devraient durer jusqu'à jeudi. Un accord-cadre signé fin juin par les deux pays, lors d'une sixième session de négociations, prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exhorté lundi les deux parties « à poursuivre le travail dans un esprit constructif, en définissant des solutions communes » pour la mise en oeuvre de l’accord-cadre, après des entretiens avec les chefs respectifs des délégations libanaise et israélienne, Simon Karam et Yehiel Leiter. En vertu de l'accord-cadre, l'armée libanaise a entamé le 21 juillet son déploiement dans la localité méridionale de Zawtar al-Gharbiya, première « zone pilote », et autorisé les habitants à y retourner.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a fait état lundi d'efforts pour aboutir à « des retraits israéliens successifs du territoire libanais, jusqu’à un retrait total » lors d'une réunion du cabinet, a rapporté le ministre de l'Information Paul Morcos. Les Etats-Unis avaient confirmé la tenue d'une septième session de pourparlers à Rome du 4 au 6 août.

Selon un responsable du département d'Etat, les discussions doivent porter sur l'extension du processus des « zones pilotes », le règlement des questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre. Mais l'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a appelé lundi à une mise en oeuvre « responsable » de l'accord-cadre: « aller trop vite risque de mettre en péril les civils mêmes que ce processus est censé protéger », a-t-il affirmé dans un communiqué. Les deux parties doivent s'entendre sur « un mécanisme clair et pratique avant de passer à l'étape suivante », selon lui.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël. Les négociations directes avec Israël n'apporteront que « honte et humiliation », a fustigé mardi son chef, Naïm Kassem, accusant le président libanais d'attiser les divisions au sein du pays au lieu d'agir en tant « qu'arbitre ». Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre. Si les violences ont diminué depuis juin, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et dénonce des dynamitages dans le sud du pays.

Le Liban a entamé mardi une nouvelle session de pourparlers avec Israël à Rome sous parrainage américain, disant oeuvrer pour des retraits successifs des forces israéliennes du sud du pays. Les délégations sont arrivées à l'ambassade des Etats-Unis à Rome vers 10H30 (08H30 GMT) pour entamer ces entretiens qui devraient durer jusqu'à jeudi. Un accord-cadre signé fin juin par les deux pays, lors d'une sixième session de négociations, prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exhorté lundi les deux parties « à poursuivre le travail dans un esprit constructif, en définissant des...
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