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Politique - cessez le feu au liban 2026

Prolonger le cessez-le-feu « n'a pas de sens » au vu des attaques israéliennes, fustige le Hezbollah

Ali Fayad affirme que le parti-milice se réserve le droit de riposter  ; Raad appelle les autorités libanaises à se « retirer » des négociations.

Prolonger le cessez-le-feu « n'a pas de sens » au vu des attaques israéliennes, fustige le Hezbollah

Un portrait de l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur un balcon endommagé par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Dans une première réaction provenant du Hezbollah après la prolongation de trois semaines du cessez-le-feu annoncée par le président américain Donald Trump, un député du parti-milice, Ali Fayad, a estimé vendredi que cette décision n'avait « pas de sens » au vu des attaques israéliennes qui se poursuivent et qu'il ne pouvait accepter une trêve « uniquement imposée au Liban ».

Dans un communiqué, M. Fayad a affirmé que « la résistance ne peut accepter » un cessez-le-feu « imposé uniquement à la partie libanaise, sans qu’aucune obligation, même minimale, ne soit imposée à la partie israélienne ». L'accord de cessez-le-feu initial, dont le texte avait été publié par le département d'État, laisse à Israël le droit de frapper le Liban en cas de « menace ». « Il est nécessaire de souligner qu’un cessez-le-feu n’a aucun sens au regard de la poursuite des actions hostiles d’Israël — assassinats, bombardements et tirs — ainsi que de la démolition continue de localités et de villages frontaliers libanais, et de son insistance à maintenir une liberté de mouvement sous prétexte de menaces potentielles », a ajouté le député. « Toute attaque israélienne contre une cible libanaise, quelle que soit sa nature, donne à la résistance le droit de répondre de manière proportionnée en fonction du contexte sur le terrain », a-t-il lancé.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 17 avril, initialement pour une période de dix jours désormais prolongée de trois semaines, l'armée israélienne a lancé quotidiennement des attaques, parfois meurtrières, sur le Liban-Sud, et poursuit sa campagne de démolition des villages de la bande frontalière. L'État hébreu veut instaurer de facto, en territoire libanais, une « zone tampon » qui vise, selon les autorités israéliennes, à protéger les villages du Nord du pays de potentiels tirs du Hezbollah. La formation chiite a revendiqué une dizaine d'attaques depuis le début de la trêve, contre des positions israéliennes au Liban-Sud mais également contre des infrastructures militaires dans le nord d'Israël.

Dans un communiqué séparé, le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a qualifié cette trêve de « tromperie perfide ». « Toute prétendue trêve qui accorde à l’ennemi occupant au Liban une exception lui permettant d’ouvrir le feu ou de mener toute action ou mesure sur le terrain, n’est pas du tout une trêve, mais une tromperie perfide », a écrit M. Raad. Le parlementaire chiite a estimé qu'en ces termes, le cessez-le-feu « couvre les attaques israéliennes et ferme les yeux sur la poursuite de ses violations. »

Le député a appelé les autorités libanaises à se « retirer » des négociations avec Israël, qui devraient être lancées prochainement après deux réunions préparatoires à Washington. « De même, tout contact officiel ou toute rencontre réunissant une partie libanaise et israélienne dans le contexte de la guerre en cours ne bénéficiera d’aucun consensus national libanais et constituera une violation de la Constitution », a ajouté Mohammad Raad, au lendemain d'une rencontre à la Maison-Blanche entre l'ambassadrice libanaise à Washington, Nada Moawad Hamadé, et l'ambassadeur israélien Yechiel Leiter.

Dans une première réaction provenant du Hezbollah après la prolongation de trois semaines du cessez-le-feu annoncée par le président américain Donald Trump, un député du parti-milice, Ali Fayad, a estimé vendredi que cette décision n'avait « pas de sens » au vu des attaques israéliennes qui se poursuivent et qu'il ne pouvait accepter une trêve « uniquement imposée au Liban ».Dans un communiqué, M. Fayad a affirmé que « la résistance ne peut accepter » un cessez-le-feu « imposé uniquement à la partie libanaise, sans qu’aucune obligation, même minimale, ne soit imposée à la partie israélienne ». L'accord de cessez-le-feu initial, dont le texte avait été publié par le département d'État, laisse à Israël le droit de frapper le Liban en cas de « menace ». « Il est nécessaire de souligner qu’un...
commentaires (1)

Toujours le même discours capatgoné, il faut laisser la “résistance” repousser l’ennemi. Il faut dire que la milice a très bien réussi à provoquer des invasions périodiques. Mais ses succès s’arrêtent là, et sauf dans ses rêves, elle n’a repoussé aucune invasion. C’est bien les accords, qui à ce jour , ont permis au Liban de ne pas être occupé pour de bon. Alors si ces bavards se taisaient un peu et laissaient les gens sérieux essuyer leur m…..

NG

06 h 39, le 25 avril 2026

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Commentaires (1)

  • Toujours le même discours capatgoné, il faut laisser la “résistance” repousser l’ennemi. Il faut dire que la milice a très bien réussi à provoquer des invasions périodiques. Mais ses succès s’arrêtent là, et sauf dans ses rêves, elle n’a repoussé aucune invasion. C’est bien les accords, qui à ce jour , ont permis au Liban de ne pas être occupé pour de bon. Alors si ces bavards se taisaient un peu et laissaient les gens sérieux essuyer leur m…..

    NG

    06 h 39, le 25 avril 2026

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