De la fumée s’élève à la suite d’une frappe aérienne israélienne à Tyr, le 9 juin 2026. Photo KAWANT HAJU / AFP
Dix membres du personnel d'un hôpital de la ville de Tyr, dont un médecin et plusieurs infirmiers, ont été blessés dans un bombardement israélien jeudi, a indiqué à notre correspondant au Liban-Sud le directeur de l'établissement, Salman Ideibi. La frappe s'est abattue à proximité de l’hôpital, et a endommagé plusieurs sections de l’établissement tout en brisant des vitres du bâtiment, précise M. Ideibi, qui a cependant indiqué que l’hôpital restait opérationnel malgré les dégâts.
Depuis la reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars dernier, les trois hôpitaux de la ville millénaire ont été atteints par des frappes. Selon le directeur de l'hôpital, « c'est la sixième fois que le périmètre de l'hôpital est visé par des raids israéliens depuis le début de la guerre », rapporte l'AFP.
Tyr est soumise à un pilonnage incessant et l'armée israélienne avait sommé mardi tous les habitants de la ville et de ses environs d'évacuer les lieux. Le 31 mai, 13 membres du personnel de l'hôpital Hiram avaient été blessés, selon le ministère de la Santé. Le lendemain, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel. Le troisième établissement de Tyr, l'hôpital libano-italien, a été endommagé par deux frappes début avril.
Mercredi, au moins 12 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois dans un raid sur une voiture à Saïda, la grande ville du Sud, a indiqué le ministère de la Santé. Au total, 17 hôpitaux ont été endommagés dans la guerre et trois autres ont dû fermer, tandis que le bilan à ce jour des opérations israéliennes est de 3.711 morts, incluant 132 secouristes et personnels de santé, selon le ministère.
Le Hezbollah a entraîné le Liban le 2 mars dans la guerre régionale en soutien à l'Iran, qui exige un cessez-le-feu sur le front libanais dans le cadre d'un accord global avec les États-Unis pour mettre fin au conflit. Mais la perspective d'un tel accord s'éloigne depuis la reprise des hostilités ces derniers jours entre l'Iran, les États-Unis et Israël, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

