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Politique - guerre au liban 2026

Raggi : La distinction entre les ailes politique et militaire du Hezbollah n'est absolument pas réaliste

« Les négociations directes entre le gouvernement libanais et Israël sont la seule voie possible pour rétablir la paix au Liban », affirme le chef de la diplomatie libanaise.

Raggi : La distinction entre les ailes politique et militaire du Hezbollah n'est absolument pas réaliste

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi. Photo d'archives AFP

En visite en France, le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a affirmé mercredi dans un entretien accordé à la chaîne française LCI que la voie des négociations directes avec Israël était « la plus efficace » pour mettre fin à la guerre, avant d'appeler à ne plus faire de distinction entre « l'aile politique et militaire du Hezbollah », qu'il accuse d'entraver ces négociations.

« Les négociations directes entre le gouvernement libanais et Israël sont la seule voie possible pour rétablir la paix au Liban. L’option militaire a prouvé son inefficacité », a déclaré le chef de la diplomatie libanaise lors de cette interview, tout en saluant « le courage rare » dont ont fait preuve le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, en ouvrant cette voie diplomatique avec Tel-Aviv.

Le ministre, affilié au parti chrétien des Forces libanaises (FL) et opposant farouche au Hezbollah, a également affirmé que continuer à faire « la distinction entre les ailes politique et militaire » de la formation chiite n’était « absolument pas réaliste ». « Le Hezbollah est un tout. C'est une organisation illégale au Liban, c'est un bras armé de l'Iran, que l'Iran utilise pour contrôle le Liban et déstabiliser le Moyen-Orient », a-t-il dit.

La position diplomatique traditionnelle de la France consiste à distinguer les deux composantes du parti-milice pour garder des canaux de communication avec certains de ses représentants politiques, tout en considérant son aile militaire comme une « organisation terroriste », en alignement avec la posture de l'Union européenne.

Interrogé sur la possibilité d'une poignée de main entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, appelée de ses vœux par le président américain Donald Trump, Joe Raggi a rétorqué qu'elle était aujourd'hui prématurée tant que l'armée israélienne occupe plus de 600 km² de territoire libanais au Liban-Sud. « Il faut rêver à la paix, mais la paix requiert des conditions. Principalement, il faut qu'Israël se retire du Sud et arrête ses attaques, parce que malheureusement, en dehors des combattants et des positions du Hezbollah, il y a beaucoup de civils innocents qui sont en train de tomber. Et après, on verra », a-t-il répondu.

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi avoir recensé 30 tués et 82 blessés supplémentaires au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à au moins 3 696 tués et 11 403 blessés le nombre de victimes des bombardements israéliens depuis la reprise de la guerre au Liban le 2 mars.

« Nous sommes dans un cercle vicieux »

Concernant l'état actuel de la guerre, qui se poursuit au Liban-Sud entre Israël et le Hezbollah malgré l'annonce d'un nouvel accord de cessez-le-feu à l'issue du quatrième round de négociations israélo-libano-américaines à Washington le 3 juin, le ministre a estimé que « le Hezbollah a entraîné le Liban dans une guerre dont on ne parvient pas à se sortir », faisant allusion au « front de soutien » à Gaza ouvert par le parti chiite le 8 octobre 2023, puis au tir de roquettes du 2 mars dernier à la suite de l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei le 28 février au début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

« Notre priorité en menant ces négociations est de parvenir à un cessez-le-feu pour que les déplacés puissent rentrer chez eux. C'est assez difficile, parce que nous sommes dans un cercle vicieux : tant que le Hezbollah lance des attaques, Israël dit qu’il est légitime pour lui de se défendre. D’un autre côté, le Hezbollah considère que tant qu’il y a l’occupation israélienne, il est de son devoir de continuer la ''résistance'' à laquelle je mets des guillemets, car ce n’est pas une résistance libanaise, mais une ''résistance islamique au Liban'', tel qu’eux-mêmes se définissent », a-t-il également déclaré lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.

Il a enfin saisi cette occasion pour exprimer « le plus grand hommage aux soldats français de la Finul, qui ont servi pendant près de cinquante ans dans le sud du Liban et qui ont été assassinés, par dizaines, dans l’exercice de leur mission, dont le dernier il y a quelques heures (...) Le Liban n’oubliera jamais les sacrifices de ces soldats ».

Deux Casques bleus français avaient été tués dans une attaque attribuée au Hezbollah le 17 avril dernier, près du village de Ghandouriyé (Liban-Sud), au Liban-Sud. Un troisième soldat français a été tué ce mercredi par un « tir accidentel », dont l'origine n'a pas encore été déterminée. « Plusieurs factions et parties en portent la responsabilité », a souligné le ministre, alors que plusieurs attaques mortelles contre des soldats de la Finul ont également été menées ces derniers mois par l'armée israélienne.

En visite en France, le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a affirmé mercredi dans un entretien accordé à la chaîne française LCI que la voie des négociations directes avec Israël était « la plus efficace » pour mettre fin à la guerre, avant d'appeler à ne plus faire de distinction entre « l'aile politique et militaire du Hezbollah », qu'il accuse d'entraver ces négociations.« Les négociations directes entre le gouvernement libanais et Israël sont la seule voie possible pour rétablir la paix au Liban. L’option militaire a prouvé son inefficacité », a déclaré le chef de la diplomatie libanaise lors de cette interview, tout en saluant « le courage rare » dont ont fait preuve le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, en ouvrant cette...
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Il fallait y penser avant. Un peu trop tard pour le Liban (ou L'iranistan). Malheureusement, Ni vos amis les américains ni les israéliens peuvent changer la donne.

Ma Realite

12 h 56, le 11 juin 2026

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Commentaires (1)

  • Il fallait y penser avant. Un peu trop tard pour le Liban (ou L'iranistan). Malheureusement, Ni vos amis les américains ni les israéliens peuvent changer la donne.

    Ma Realite

    12 h 56, le 11 juin 2026

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