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Politique - cessez le feu au liban 2026

Salam : « Nous ne pouvons pas vivre avec une soi-disant zone tampon »

Le Premier ministre libanais a déclaré que le désarmement du Hezbollah « ne se fera pas du jour au lendemain », tout en appelant au renforcement de l'armée.

Salam : « Nous ne pouvons pas vivre avec une soi-disant zone tampon »

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron (non présent sur la photo) à l'issue de leur rencontre au palais de l'Élysée à Paris, le 21 avril 2026. Photo Ludovic Marin/Pool via REUTERS

À quelques heures d'une deuxième réunion au niveau des ambassadeurs entre Beyrouth et Tel-Aviv, jeudi à Washington, en vue de paver la voie à des négociations entre les deux pays, le Premier ministre Nawaf Salam a assuré être « convaincu » que les États-Unis peuvent « exercer une influence sur Israël », par rapport au cessez-le-feu et au retrait du Liban-Sud. « Nous ne pouvons pas vivre avec une soi-disant zone tampon », a-t-il lancé.

« Nous entamons ces négociations convoquées par les États-Unis, convaincus que ces derniers sont la partie qui peut exercer une influence sur Israël », a déclaré Nawaf Salam mercredi au Washington Post, après sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron à Paris. « Leur rôle a été crucial pour parvenir au cessez-le-feu, et nous espérons qu'ils continueront d'exercer leur influence sur Israël », a-t-il dit. Nawaf Salam a par ailleurs assuré que le Liban ne pouvait signer aucun accord n'incluant pas un retrait total des forces israéliennes. « Nous ne pouvons pas vivre avec une soi-disant zone tampon », a-t-il affirmé, « une présence israélienne où les personnes déplacées libanaises ne sont pas autorisées à rentrer chez elles, où les villages et les villes détruits ne peuvent être reconstruits. »

Le Premier ministre a en outre a appelé à la prolongation du cessez-le-feu fragile négocié par les États-Unis, et qui expire à la fin de cette semaine. En réponse aux critiques internes concernant un dialogue direct avec Israël alors que le Liban est soumis aux frappes israéliennes, M. Salam a affirmé que la diplomatie n'est « pas une concession à qui que ce soit ».


Nawaf Salam et le président libanais, Joseph Aoun, soutiennent les négociations directes avec Israël, qui sont en revanche rejetées par le Hezbollah qui y voit une « concession ». Le chef de l’État a par ailleurs affirmé mercredi que Beyrouth cherchera à obtenir une prolongation de la trêve, en cours depuis le 16 avril et devant expirer le dimanche 26. Le Liban tente de prolonger le cessez-le-feu de deux mois.

Le Liban pose plusieurs conditions dans le cadre de ses discussions à Washington : la cessation des attaques israéliennes, des frappes et des opérations d’assassinat ; le retrait israélien de tous les territoires occupés et l’abandon de la « zone tampon » appelée « ligne jaune » par Tel-Aviv ; la libération des prisonniers détenus par Israël ; et la délimitation complète des frontières terrestre et maritime.

« Un État ne peut pas avoir deux armées »

Interrogé sur la question du monopole des armes, le Premier ministre a déclaré que seule une mission libanaise pouvait désarmer le Hezbollah. Il a en outre maintenu que le Liban n'avait pas provoqué la guerre du 2 mars, qui a débuté après l'attaque du Hezbollah contre Israël, en représailles à l'assassinat par les États-Unis et Israël du guide suprême iranien.

Face aux critiques israéliennes reprochant à son gouvernement son inaction face au désarmement du parti-milice, M. Salam a affirmé que les autorités avaient pris des « décisions courageuses » et réalisé des progrès en confisquant des armes et en interdisant les opérations militaires du Hezbollah. Il a déclaré qu'un monopole d'État sur les armes était dans l'intérêt du Liban, indépendamment des exigences israéliennes, car « il est grand temps de reconnaître qu'un État ne peut pas avoir deux armées ». « Le désarmement est un processus ; cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais le plus important, c'est que nous ayons fait preuve de sérieux », a-t-il poursuivi, ajoutant que « le seul moyen d'y parvenir est de renforcer l'armée ».

Le Premier ministre a dans ce cadre lancé un appel aux partenaires du Liban, notamment Washington et Paris, pour qu’ils l’aident à développer et à renforcer son armée, en manque de moyens, en lui fournissant du matériel et de la formation. Il a également demandé des aides pour faire face à la « tragédie humanitaire sans précédent », causée par le déplacement de plus d’un million de personnes, et les immenses besoins pour la reconstruction.

Le chef du gouvernement a indiqué que la France jouerait un rôle majeur dans le renforcement de l'armée et la mobilisation de l'aide pour les villages dévastés. Le Liban, a-t-il conclu, doit « mobiliser tous ses amis ».

À quelques heures d'une deuxième réunion au niveau des ambassadeurs entre Beyrouth et Tel-Aviv, jeudi à Washington, en vue de paver la voie à des négociations entre les deux pays, le Premier ministre Nawaf Salam a assuré être « convaincu » que les États-Unis peuvent « exercer une influence sur Israël », par rapport au cessez-le-feu et au retrait du Liban-Sud. « Nous ne pouvons pas vivre avec une soi-disant zone tampon », a-t-il lancé.« Nous entamons ces négociations convoquées par les États-Unis, convaincus que ces derniers sont la partie qui peut exercer une influence sur Israël », a déclaré Nawaf Salam mercredi au Washington Post, après sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron à Paris. « Leur rôle a été crucial pour parvenir au cessez-le-feu, et nous espérons qu'ils continueront...
commentaires (4)

Le retrait israélien sera la CONSÉQUENCE du désarmement du Hezbollah, pas son pré-requis. Si Salam répète à Washington ses conditions (cessez le feu, retrait israélien etc…) et persiste à dire que le désarmement du Hezbollah ne se fera pas du jour au lendemain, à mon avis c’est Trump en personne qui va le recadrer et lui dire et bien le retrait israélien tu ne l’auras pas non plus du jour au lendemain. Prend le temps qu’il te faut pour désarmer le Hezbollah et reviens me voir après toi et tes conditions. Tout ce que je peux te donner ce sont des armes pour imposer ta souveraineté chez toi.

MAKE LEBANON GREAT AGAIN

23 h 25, le 23 avril 2026

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Commentaires (4)

  • Le retrait israélien sera la CONSÉQUENCE du désarmement du Hezbollah, pas son pré-requis. Si Salam répète à Washington ses conditions (cessez le feu, retrait israélien etc…) et persiste à dire que le désarmement du Hezbollah ne se fera pas du jour au lendemain, à mon avis c’est Trump en personne qui va le recadrer et lui dire et bien le retrait israélien tu ne l’auras pas non plus du jour au lendemain. Prend le temps qu’il te faut pour désarmer le Hezbollah et reviens me voir après toi et tes conditions. Tout ce que je peux te donner ce sont des armes pour imposer ta souveraineté chez toi.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    23 h 25, le 23 avril 2026

  • « Le Liban pose plusieurs conditions dans le cadre de ses discussions à Washington : la cessation des attaques israéliennes, des frappes et des opérations d’assassinat ; le retrait israélien de tous les territoires occupés et l’abandon de la « zone tampon » appelée « ligne jaune » par Tel-Aviv ; la libération des prisonniers détenus par Israël ; et la délimitation complète des frontières terrestre et maritime » Le Liban officiel n’a toujours pas compris qu’il s’est produit à Washington une révolution qui a balayé les élites mondialistes qui depuis 47 ans ont été les complices des safavides.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    23 h 12, le 23 avril 2026

  • Bien sûr, le désarmement du Hezbollah ne peut pas se faire du jour au lendemain, mais encore faudrait-il commencer.

    Yves Prevost

    21 h 03, le 23 avril 2026

  • Israel is taking advantage of the “ceasefire” to continue to demolish homes, businesses, public and private buildings and infrastructure in the region it occupies. Israel does not respect international agreements, and never did. Meanwhile, Lebanon’s government has declared resistance to occupation “illegal”, in contradiction to international laws. The first order of business is to make the US put pressure on Israel to respect the ceasefire, stop the attacks and demolitions, and withdraw from the lands it is occupying.

    Mireille Kang

    18 h 25, le 23 avril 2026

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